Vers un gouvernement d'union resserré en Libye

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Le commissaire des Nations unies Martin Kobler entouré des représentants des deux parlements rivaux en Libye le 11 décembre 2015. Le commissaire des Nations unies Martin Kobler entouré des représentants des deux parlements rivaux en Libye le 11 décembre 2015.  Photo :  Zoubeir Souissi / Reuters

Le Conseil présidentiel libyen a annoncé dimanche une composition resserrée d'un gouvernement d'union dans le cadre d'un plan préparé en décembre par les Nations unies pour mettre un terme à la division du pays et contrer l'influence croissante du groupe armé État islamique (EI).

Lors d'une déclaration diffusée par la télévision, Fathi al Majbari, un des membres du conseil, a déclaré que la liste de 13 ministres et de 5 ministres d'État avait été envoyée pour approbation au parlement basé dans l'est de la Libye.

Mais, signe de la persistance des divisions sur la manière de réunir les différentes factions libyennes, deux des neuf membres du conseil ont une nouvelle fois refusé d'apposer leurs signatures au projet du gouvernement, selon un document publié sur la page Facebook du Conseil présidentiel.

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Quatre ans après la chute de Mouammar Kadhafi, la Libye compte deux gouvernements et deux parlements concurrents, les premiers installés à Tripoli et les autres reconnus par la communauté internationale basée dans l'est du pays.

Le mois dernier, le parlement libyen reconnu par la communauté internationale a rejeté une première proposition pour constituer un gouvernement unifié, estimant que, à 32, le nombre de ministres proposés était trop élevé.

L'EI a profité du vide politique pour prendre pied en Libye et s'emparer de la ville de Syrte. Il menace aussi d'étendre son territoire dans le pays à partir de là.

« Nous appelons tous les Libyens qui souffrent des combats et les membres du parlement de soutenir le gouvernement d'accord national, qui fournira le cadre pour combattre le terrorisme », a dit Fathi al Majbari.

Le premier ministre désigné Fayez Seraj, qui est à la tête du Conseil présidentiel, a dit à des journalistes dimanche que les dernières nominations tenaient compte de « l'expérience, des compétences, de la répartition géographique, du spectre politique et des composants de la société libyenne ».

Nombre de noms figurant sur la liste présentée dimanche sont différents de la première, même si Mahdi al Barghathi est toujours proposé au poste clé de ministre de la Défense.

Martin Kobler, envoyé des Nations unies en Libye, s'est empressé de féliciter le conseil pour cette nouvelle composition de gouvernement. « Le voyage vers la paix et l'unité du peuple libyen a enfin commencé », a-t-il dit dans un tweet.

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