Les États-Unis annoncent au Canada que la lutte contre l'État islamique sera renforcée

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan (deuxième à gauche), lors de la rencontre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord à Bruxelles Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan (deuxième à gauche), lors de la rencontre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord à Bruxelles  Photo :  Virginia Mayo

Le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, a rencontré pour la première fois aujourd'hui le secrétaire américain de la Défense, Ash Carter, qui lui a exposé que les États-Unis comptaient renforcer leur lutte contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

« Les deux hommes ont discuté de la campagne anti-EI, et le secrétaire d'État a réitéré l'engagement américain d'intensifier la lutte », a déclaré le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, après la réunion.

Harjit Sajjan participait mercredi à une rencontre de deux jours avec ses homologues de l'Organisation du Traité de l'Atlantique nord (OTAN) à Bruxelles.

La rencontre survient deux jours après que le Canada eut annoncé qu'il allait retirer ses six avions chasseurs CF-18 de la campagne de bombardement contre l'EI le 22 février.

Le gouvernement libéral respecte ainsi sa promesse électorale, tout en s'engageant à augmenter le nombre de soldats au sol pour aider à la formation des soldats irakiens. Le Canada s'est aussi engagé à accroître les ressources offertes au Liban et à la Jordanie, deux pays qui peinent à endiguer l'afflux de migrants syriens fuyant la guerre civile.

En entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a affirmé que ces pays devaient être aidés pour assurer la stabilité de la région et protéger les alliés du Canada, dont Israël.

Plus tôt cette semaine, le chef d'état-major des Forces armées canadiennes, le général Jonathan Vence, a déclaré que l'armée enverrait au Liban et en Jordanie environ 100 employés, mais il n'a pas fourni plus de détails.

De son côté, le sous-ministre adjoint d'Affaires mondiales Canada, Alex Bugailiskis, a précisé qu'il y avait un besoin urgent de combler l'écart entre l'aide humanitaire à court terme et les programmes de développement à long terme puisque le conflit en Syrie se prolonge. « Ces pays sont sous pression en accueillant des millions de réfugiés et cela a des impacts sur les communautés où ils sont hébergés », a-t-il dit.

La nouvelle stratégie du gouvernement Trudeau prévoit le versement de plus de 1,6 milliard de dollars sur trois ans pour la sécurité, la stabilisation, l'aide humanitaire et l'aide au développement en Irak et en Syrie et afin d'atténuer les répercussions en Jordanie, au Liban et dans l'ensemble de la région.

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