Des manifestants armés d'un parc de l'Oregon sont inculpés

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Washington Post
Un policier se tient devant un barrage routier, lors de l'opération policière contre la milice armée près de Burns, en Oregon. Un policier se tient devant un barrage routier, lors de l'opération policière contre la milice armée près de Burns, en Oregon.  Photo :  AP/Dave Killen

En Oregon, le siège érigé début janvier par des individus armés dans le parc national Malheur a conduit un tribunal fédéral à déposer des accusations formelles, jeudi.

Des 16 personnes désormais inculpées, quatre sont toujours retranchées dans le parc. Onze autres ont été arrêtées il y a huit jours par le FBI et la police de l'Oregon, une intervention qui s'était d'ailleurs soldée par la mort de l'un des manifestants, abattu par un policier sur une route. Le dernier, enfin, s'est de lui-même rendu à la police, en Arizona.

Chacune des personnes inculpées pourrait être condamnée à une peine allant jusqu'à six ans d'emprisonnement.

Menaces et autres actes d'intimidation

L'acte d'accusation, qui s'étale sur trois pages, stipule que les inculpés ont brandi des armes à feu et ont refusé de quitter le parc, proférant des menaces à quiconque tenterait de les en déloger et empêchant les services de protection de la pêche et de la nature de faire leur travail.

L'acte précise aussi que les manifestants avaient commencé, en personne et par l'entremise des réseaux sociaux, à recruter des membres pour leur mouvement de protestation en novembre dernier. Plus tôt, en octobre, les manifestants avaient mis en garde le shérif de la ville de Burns, non loin du parc, contre la perspective d'une « révolte civile extrême », entre autres gestes d'intimidation.

Cette crise, qui a éclaté dans une zone reculée de l'Oregon, est le plus récent épisode d'une longue confrontation entre le gouvernement et des militants. Ceux-ci entendent retirer du contrôle du gouvernement des millions d'acres de terres de l'Ouest américain. 

À l'heure actuelle, 10 des personnes arrêtées sont toujours incarcérées. La libération de certaines d'entre elles est compromise par le fait que quatre occupants du parc refusent de se rendre. L'un d'eux, David Fry, a déclaré à la station de radio The Watchman News : « S'ils [le FBI] veulent transformer ça en un autre Tiananmen, ils le peuvent, car ils sont plus nombreux à être armés. Il va y avoir des conséquences ». M. Fry a aussi appelé « les Américains à s'insurger en nombre ».

Depuis le début de l'occupation, le parc est fermé au public. 

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