Golan : 45 Casques bleus fidjiens en otage

Radio-Canada avec Agence France-Presse, Reuters et Associated Press
Un Casque bleu fidjien en route pour le plateau de Golan, entre Israël et la Syrie Un Casque bleu fidjien en route pour le plateau de Golan, entre Israël et la Syrie  Photo :  ? Baz Ratner / Reuters

La Force des Nations Unies chargée d'observer le désengagement (UNDOF) sur le plateau du Golan, à la frontière entre la Syrie et Israël, a confirmé samedi soir que les 40 Casques bleus philippins qui étaient toujours encerclés par des militants islamistes avaient été libérés.

Les 40 soldats sont sains et saufs dans une zone sécuritaire, après avoir été coincés au camp 68 pendant environ 14 heures par une attaque de militants islamistes. Les tirs ont duré sept heures. Ils rejoignent donc en sécurité le premier groupe de 35 de leurs compatriotes qui avaient également été libérés d'une position périlleuse plus tôt, samedi.

« Tous sont en sécurité », a indiqué le lieutenant-colonel de l'armée philippine, Ramon Zagala. « Nous avons quitté notre position, mais nous avons emporté toutes nos armes. »

« Nous pourrions l'appeler la grande évasion! » — Le général Gregorio Pio Catapang, au sujet de la libération des soldats philippins.

Il a ajouté que les gouvernements israélien et syrien avaient contribué à la libération des Casques bleus, qui ont fuit en pleine nuit alors que les rebelles dormaient.

Les Fidjiens en otage

Toutefois, 45 Casques bleus fidjiens du camp 27 sont toujours détenus. Après avoir affirmé que 44 de ces soldats étaient manquants, l'armée fidjienne a rectifié le tir dimanche et précisé que c'était en fait 45 d'entre eux qui manquaient à l'appel.

Un commandant du Front Al-Nostra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, a affirmé que les soldats fidjiens étaient bien traités mais qu'ils sont considérés comme des otages. Il a affirmé que ceux-ci avaient été capturés parce que la mission de l'ONU n'agissait pas pour le bien-être du peuple syrien et avait pris des résolutions contre le groupe islamiste.

Le groupe a publié des photos de ce qu'il dit être les cartes d'identité des militaires. Aucune demande particulière n'a été communiquée pour la libération des otages.

Pour sa part, le commandant de l'armée fidjienne a indiqué que bien que des négociations étaient en cours, il ignorait où se trouvent les soldats.

« Nous ne savons pas s'ils sont encore en Syrie ou s'ils ont été transportés dans un pays voisin », s'est inquiété Mosese Tikoitoga.

La mission des Nations unies a évacué d'autres postes du secteur, puisque la situation est, selon ses dires, toujours « tendue ». Elle travaille toujours à la libération des soldats encerclés.

Dans une déclaration rapportée par son porte-parole, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a condamné l'attaque contre des forces de maintien de la paix, une action qu'il a attribuée à « des acteurs armés non étatiques, dont le Front Al-Nosra. »

L'Autriche, le Japon et la Croatie ont retiré leurs troupes présentes dans le plateau du Golan en raison de la situation sécuritaire, qui s'est dégradée mercredi lorsque les rebelles islamistes ont pour la première fois attaqué des positions de l'ONU.

Le mandat de l'UNDOF, qui regroupe plus de 1200 hommes, vient d'être renouvelé jusqu'à décembre prochain. Depuis 1974, la Force est chargée d'assurer la paix dans le plateau du Golan qui sert de zone tampon entre la Syrie et Israël.

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