Pakistan : 300 blessés dans une manifestation

Associated Press
Un manifestant demandant la démission du premier ministre prie dans la rue, à Islamabad au Pakistan Un manifestant demandant la démission du premier ministre prie dans la rue, à Islamabad au Pakistan  Photo :  ? Faisal Mahmood / Reuters

Des centaines de personnes ont été blessées lorsque des policiers pakistanais ont confronté de nombreux manifestants demandant la démission du premier ministre Nawaz Sharif à l'aide de grenades lacrymogènes, de matraques et de projectiles de caoutchouc à l'extérieur de la résidence du premier ministre et l'édifice parlementaire voisin, à Islamabad.

À l'aube dimanche, des manifestants ont commencé à se regrouper et ont à maintes reprises tenté de se faufiler à travers d'imposants déploiements de policiers et des barricades afin d'atteindre la résidence du premier ministre. Les policiers ont solidifié leur position et ont réagi en lançant des grenades lacrymogènes.

De nombreux protestataires, surtout des femmes transportant des marteaux et des tiges de fer, ont fait tomber une barrière à l'extérieur de l'édifice parlementaire, permettant à des centaines de personnes d'accéder aux pelouses et à l'aire de stationnement, selon un photographe de l'Associated Press se trouvant sur place, et selon des reportages de la télévision pakistanaise.

Le chef de police d'Islamabad, Khalik Khattak, a affirmé que des manifestants étaient armés d'imposants marteaux, de cisailles, de haches et avaient même une grue. Selon le ministre de la Défense, Khwaja Mohammad Asif, la police est plus tard parvenue à repousser les manifestants des pelouses et de l'aire de stationnement.

Plus de 300 personnes, incluant des femmes, des enfants et des agents de police, ont été admis dans deux hôpitaux gouvernementaux dans la capitale pakistanaise, selon des informations de sources médicale et policière.

Les leaders du rassemblement, Imran Khan, un légendaire joueur de cricket maintenant politicien, et Tahirul Qadri, un religieux antigouvernemental, voulaient que la manifestation se dirige vers la demeure du premier ministre à partir d'imposants rassemblements provenant du parlement, où se tenaient des protestations assises depuis plusieurs jours. Quelque 20 000 policiers vêtus de tenue anti-émeute ont été déployés pour bloquer la marche.

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