Une autre exécution tourne mal aux États-Unis

Radio-Canada avec Associated Press, The Guardian et Agence France-Presse
Le détenu Joseph Rudolph Wood Le détenu Joseph Rudolph Wood  Photo :  AP/Arizona Department of Corrections

Un condamné à mort a mis deux heures avant de rendre son dernier souffle, mercredi, après une injection létale qui a mal tourné, en Arizona.

Le détenu, Joseph Wood, a succombé à 15 h 49, alors que la dose mortelle lui avait été administrée à 13 h 52.

Mercredi soir, la gouverneure de l'État, Jan Brewer, a demandé aux autorités pénitentiaires de l'Arizona (ADC) de procéder à un examen complet de l'exécution.

Dans des documents remis au tribunal, ses avocats affirment que le détenu était toujours « haletant et grognait » une heure après le début de l'exécution, alors que la mort intervient en général au bout d'une dizaine de minutes.

« Les autorités pénitentiaires de l'Arizona ont commencé l'exécution à 13 h 52. À 13 h 57, les ADC ont rapporté que M. Wood était anesthésié, mais à 14 h 02 il a commencé à respirer. À 14 h 03, sa bouche a bougé et il continue à respirer depuis lors. Il halète et grogne depuis plus d'une heure », écrivent les avocats dans ce document écrit alors que le condamné était toujours vivant.

Au cours des dernières 24 heures, Wood avait déposé plusieurs recours et contesté jusque devant la Cour suprême des États-Unis le voile du secret qui entoure la procédure d'injection létale dans cet État, comme dans nombre d'autres pratiquant la peine capitale.

Le détenu remettait en particulier en question l'utilisation du sédatif midazolam dans un cocktail de médicaments pour l'injection mortelle. Ce type d'exécution violait, selon lui, ses droits constitutionnels à se voir épargner une « punition cruelle et inhabituelle ».

Un autre cafouillage en Oklahoma 

Cette mise à mort rappelle celle d'un détenu dans un pénitencier de l'Oklahoma, qui a vraisemblablement éprouvé de grandes souffrances avant de rendre son dernier souffle, plus tôt cette année. Clayton Lockett est finalement mort d'une crise cardiaque, 43 minutes après avoir été déclaré inconscient.

Une combinaison de trois drogues contenant du midazolam lui avait été administrée.

Joseph Wood avait été condamné à mort pour avoir tué en 1989 son ex-petite amie Debra Dietz et son père Eugene, à Tucson.

Les membres de la famille des victimes ont dit n'avoir aucune objection quant à la façon dont l'exécution s'est déroulée.

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