Ukraine : un pays déchiré entre l'Est et l'Ouest

Ukraine: l'un des observateurs de l'OSCE détenus est libéré

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le reportage de Jean-François Bélanger

Un Suédois appartenant au groupe des huit observateurs militaires retenus par les insurgés ukrainiens prorusses a été relâché pour des raisons médicales.

Le groupe, présenté aux médias dimanche à Slaviansk, dans l'est du pays, a par ailleurs affirmé être traité correctement. Un des observateurs allemands du groupe, le colonel Axel Schneider, a déclaré que personne ne les « avait touchés » et qu'ils n'avaient été soumis à aucun mauvais traitement physique.

« Tous les officiers européens sont en bonne santé et personne n'est malade », a précisé M. Schneider, ajoutant que le maire autoproclamé de la ville, Viatcheslav Ponomariov, s'était porté personnellement garant de leur sécurité.

Le porte-parole du groupe a soutenu que le groupe ne faisait pas d'espionnage pour l'OTAN comme le prétendent les ravisseurs.

Pour sa part, le maire autoproclamé de Slaviansk, Viatcheslav Ponomarev, ne cache pas son intention d'utiliser ces otages comme monnaie d'échange pour obtenir la libération de militants prorusses qui seraient détenus par le gouvernement central, à Kiev, explique le correspondant de Radio-Canada, Jean-François Bélanger.

Des hommes cagoulés ont escorté les membres de l'OSCE qui ont pris part à une conférence de presse à Slaviansk, le 27 avril Des hommes cagoulés ont escorté les membres de l'OSCE qui ont pris part à une conférence de presse à Slaviansk, le 27 avril  Photo :  PC/AP/Alexander Zemlianichenko

Les observateurs de l'OSCE, quatre Allemands, un Tchèque, un Danois, un Polonais et un Suédois ont été arrêtés vendredi dans ce bastion des insurgés prorusses avec des accompagnateurs de l'armée ukrainienne.

Leur sort demeure encore incertain malgré les nombreux appels à leur libération, y compris de Moscou. Kiev soupçonne Moscou d'être derrière cette prise d'otages, ce que la Russie dément.

Une mission de l'organisation internationale doit se rendre sur place pour entamer des négociations.

Les rebelles prorusses annoncent par ailleurs avoir appréhendé, dans une opération séparée, trois officiers des forces ukrainiennes de sécurité, qu'ils ont exhibés devant les journalistes, ensanglantés et les yeux bandés.

Des séparatistes prorusses ont aussi pris dimanche le contrôle du siège de la télévision publique régionale à Donetsk. La police sur place n'est pas intervenue pour les en empêcher.

Obama brandit à nouveau la menace des sanctions

Le président américain, Barack Obama, a encore lancé dimanche une mise en garde en direction de la Russie, qui doit cesser ses « provocations » en Ukraine sous peine de nouvelles sanctions.

Depuis la Malaisie où il est en tournée, le président Obama a indiqué que les nouvelles sanctions actuellement à l'étude dans les pays du G7 visent à « faire comprendre à la Russie que les actes de déstabilisation qui se déroulent en Ukraine doivent cesser ».

Il a notamment reproché à Moscou de ne pas avoir « levé le petit doigt pour aider » l'Ukraine, qui s'était efforcée de mettre en œuvre l'accord de Genève et désarmer les milices et de chercher une sortie de crise.

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