Corée du Nord : l’escalade

Washington reporte un essai de missile pour calmer le jeu avec la Corée du Nord

Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
Un soldat de l'armée sud-coréenne patrouille sur le pont de Paju, près de la frontière entre les deux Corées. Un soldat de l'armée sud-coréenne patrouille sur le pont de Paju, près de la frontière entre les deux Corées.  Photo :  Ahn Young-joon

Le Pentagone a reporté le test d'un missile balistique intercontinental qui devait avoir lieu la semaine prochaine à une base aérienne en Californie en raison de tensions grandissantes avec la Corée du Nord, a fait savoir un responsable militaire américain haut-placé, samedi.

Selon ce responsable américain de la Défense, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a décidé ce report afin d'éviter que l'essai « puisse être considéré comme exacerbant la crise en cours avec la Corée du Nord ».

« Nous voulons éviter une mauvaise perception ou une manipulation », a ajouté ce responsable, précisant toutefois que les Etats-Unis restaient « engagés à tester (leurs) missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) pour garantir un arsenal sûr, fiable et efficace ».

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L'armée nord-coréenne a averti qu'elle a été autorisée à attaquer les États-Unis en utilisant des armes nucléaires « plus petites, plus légères et diversifiées ».

Des officiels sud-coréens ont indiqué que le Nord avait déplacé au moins un missile « de portée considérable » à sa côte est, ce qui suggère qu'un lancement pourrait ête imminent.

La plupart des gouvernements étrangers concernés ont laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention de retirer leur personnel dans l'immédiat, y compris les sept pays de l'Union européenne présents en Corée du Nord (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Pologne, Roumanie, République tchèque, Bulgarie).

Londres a résumé le sentiment général en estimant que ces avertissements tenaient davantage à la « rhétorique » nord-coréenne qu'à une menace réelle, selon une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

Une réunion sur la Corée du Nord des ambassadeurs des 27 pays de l'UE doit se tenir lundi à Bruxelles, selon une source européenne.

Les Nations unies n'envisagent pas non plus d'évacuation. Les personnels de l'ONU en Corée du Nord « restent engagés dans leur travail humanitaire et de développement dans tout le pays », a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU à New York.

Au cours d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wan Yi, a souligné la nécessité que la crise soit résolue par le dialogue.

M. Ban s'est déclaré « confiant que la direction chinoise fera de son mieux pour contribuer à calmer la situation et pour aider Pyongyang à modifier son attitude », a indiqué l'ONU dans un communiqué.

A Pékin, des touristes interrogés samedi par l'AFP à leur retour de Corée du Nord ont raconté que dans l'ensemble la vie quotidienne y paraît se dérouler comme à l'accoutumée.

L'exercice militaire annuel des États-Unis et de la Corée du Sud est en cours, et des navires de guerre ainsi que des bombardiers se trouvent dans la région.

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