Le monde arabe en mutation

Syrie : Washington se limite à l'aide humanitaire

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
John Kerry avec son homologue français Laurent Fabius

Le conflit syrien semble poser un problème à l'administration de Barack Obama. Après près de deux ans d'un conflit sanglant ayant fait 70 000 morts, selon l'ONU, Washington n'a toujours pas répondu clairement à la question : faut-il armer ou pas l'opposition syrienne?

Ces derniers jours, des bruits couraient dans les médias faisant état d'une prochaine décision des Américains d'armer les rebelles syriens. Mais mercredi, la Maison-Blanche a annoncé qu'elle allait accroître l'aide humanitaire au peuple syrien et offrir une aide non létale à l'opposition syrienne.

Le porte-parole du président américain, Jay Carney, a toutefois précisé que le gouvernement américain réexaminait « en permanence » l'aide à la population et à l'opposition.

L'opposition syrienne réclame avec insistance depuis des mois une aide militaire aux puissances occidentales, notamment les États-Unis, mais son appel n'a pas été entendu.

Récemment, le secrétaire à la Défense, Leon Panetta, a reconnu devant un comité du Sénat que la CIA avait élaboré un plan pour armer les rebelles, mais le président Obama a refusé d'appliquer le plan.

À la veille d'une réunion des « Amis de la Syrie », jeudi à Rome, un dirigeant de l'opposition syrienne, Riad Seïf, a déclaré que les rebelles allaient demander à la communauté internationale « un soutien politique et humanitaire » ainsi qu'« un appui militaire qualitatif ».

« Nous demandons à nos amis de nous apporter tout leur soutien pour que nous parachevions nos avancées sur le terrain et pour nous aider à parvenir à une solution politique en position de force, non de faiblesse », a dit ce responsable de la Coalition nationale syrienne (CNS).

Selon le Washington Post, les Américains pourraient fournir des gilets pare-balles, des véhicules équipés d'armes et des formations militaires aux insurgés.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a indiqué lundi que Barack Obama réfléchissait à de nouvelles mesures pour répondre aux « obligations [des États-Unis)] à l'égard du peuple innocent ».

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Facebook