Le monde arabe en mutation

Combat dans l'enceinte d'une mosquée historique à Alep

Mosquée des Omeyyades à Alep Mosquée des Omeyyades à Alep  Photo :  AFP/TAUSEEF MUSTAFA

Des combats faisaient rage mardi autour d'une mosquée historique d'Alep, une ville du nord de la Syrie où des militants antigouvernementaux font aussi état d'affrontements près d'une académie de police.

Les combats autour de la mosquée des Omeyyades, dans la vieille ville d'Alep, menacent d'endommager encore davantage ce bâtiment datant du 12e siècle, dont une partie a été incendiée lors de violences l'an dernier.

L'Observatoire syrien des droits de la personne, à Londres, affirme que rebelles et soldats s'affrontent en périphérie de la mosquée. Des tirs et des explosions retentissent dans la région.

L'agence de presse syrienne précise que des « terroristes » ont provoqué des explosions près du mur méridional de la mosquée, l'endommageant légèrement. Le régime Assad qualifie les opposants de « terroristes ».

La mosquée, qui porte aussi le nom de Grande Mosquée d'Alep, a été construite au 12e siècle et se trouve près d'un marché couvert médiéval dans l'enceinte d'Alep, un site du patrimoine mondial de l'UNESCO. La mosquée a été lourdement endommagée en octobre 2012 et le marché avait été dévasté par un incendie un mois plus tôt.

Les militants ont également rapporté, mardi, de nouveaux combats près de l'académie de police.

L'académie aurait été transformée en base militaire par le gouvernement. Sa chute pourrait compliquer la tâche du régime quand vient le temps de pilonner les positions rebelles ou d'appuyer ses forces dans la ville. L'observatoire fait état de nouveaux combats près de l'académie, mardi. Les deux parties s'échangeraient des tirs d'artillerie et le gouvernement aurait lancé des frappes aériennes contre les insurgés.

Des vidéos mises en ligne depuis quelques jours montrent des insurgés tirant des roquettes improvisées contre l'académie ou encore l'attaquant avec des chars capturés. Ces images correspondent aux informations obtenues par l'Associated Press.

L'observatoire affirme que les combats des deux derniers jours ont coûté la vie à 26 rebelles, 40 soldats et cinq miliciens progouvernementaux.

Alep, jadis considérée comme une des plus belles villes de Syrie, a été complètement dévastée par les combats. Mardi, le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne Human Rights Watch (HRW) a révélé que plus de 140 personnes ont été tuées par quatre frappes de missiles dans la région d'Alep la semaine dernière. La moitié des victimes seraient des enfants, selon HRW.

Le groupe ajoute que les frappes ont touché des quartiers résidentiels, estimant qu'il s'agit d'un recrudescence des attaques illégales lancées contre la population civile de Syrie.

Un représentant de HRW qui a visité les lieux fait état d'au moins 20 édifices détruits là où chaque missile est tombé. Ces secteurs résidentiels ne semblaient abriter aucune cible militaire.

L'observatoire a enfin révélé, mardi, qu'une attaque à la voiture piégée perpétrée en fin de journée lundi à Damas a coûté la vie à huit membres des forces de sécurité syriennes.


Associated Press

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