Irak : un haut officier militaire tué dans un attentat

Radio-Canada avec Agence France-Presse, La Presse Canadienne et Reuters
Des policiers irakiens sont sur le qui-vive dans la capitale. (archives) Des policiers irakiens sont sur le qui-vive dans la capitale. (archives)  Photo :  AFP

Un haut responsable des renseignements militaires irakiens a été tué samedi dans un attentat suicide à Mossoul, au Kurdistan irakien. Deux de ses gardes du corps ont également péri lors de l'attaque, rapportent des sources policières.

Les mêmes sources précisent que le général de brigade Aouni Ali, qui dirigeait la principale académie de renseignements en Irak, a été tué devant son domicile par un kamikaze qui a fait détoner sa veste d'explosifs.

Par ailleurs, un juge a été tué par une bombe magnétique fixée à sa voiture dans le village de Salman Pak au nord de Bagdad.

Ahmed al-Bayati, un juge sunnite chargé d'affaires civiles, avait reçu des menaces lorsqu'il travaillait auparavant comme enquêteur dans des affaires antiterroristes. En 2012, il avait dû payer une rançon de 150 000 $ pour libérer son fils qui avait été kidnappé.

Un lieutenant de l'armée a également été tué et deux autres soldats blessés par un engin piégé à Hit, au nord-ouest de la capitale.

Cette vague d'attentats non encore revendiqués a lieu dans un contexte de crise politique. Des manifestations antigouvernementales se tiennent depuis près de deux mois contre le premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

Des dizaines de milliers de sunnites ont pris part vendredi à des rassemblements dans plusieurs villes du pays pour dénoncer « un traitement injuste » et discriminatoire du gouvernement à leur égard.

Ils ont réclamé la démission du premier ministre et la libération de milliers de prisonniers sunnites qui auraient été arrêtés arbitrairement.

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