Chasse à l'homme: la police nie avoir allumé l'incendie

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Le chalet en feu où se serait réfugié l'ex-policier de Los Angeles recherché pour plusieurs meurtres, dans la région de Big Bear, au nord-est de Los Angeles.

Les autorités californiennes démentent être à l'origine de l'incendie qui a ravagé, mardi soir, le chalet où s'était barricadé un ancien policier recherché pour meurtres, au terme d'une intense chasse à l'homme.

Si son décès n'a pas encore été confirmé, tout indique que Christopher Dorner, qui a tué quatre personnes pour venger son congédiement de la police de Los Angeles, était bel et bien dans le chalet et y a péri. Un corps calciné a été retrouvé dans les décombres au terme de l'opération policière.

Or, des informations circulent selon lesquelles les policiers auraient intentionnellement allumé un incendie dans le chalet de Big Bear, en Californie. Le feu a débuté après que le fugitif se fut barricadé dans le chalet à la suite d'un échange de coups de feu qui s'est soldé par la mort d'un policier.

Dans des communications rapportées par le journal britannique The Guardian, on peut lire : « C'est bien Steve, nous allons aller de l'avant avec le plan... avec l'incendie. Nous voulons ça comme nous en avons parlé ». Quelques secondes plus tard, on peut entendre : « Déploiement de sept brûleurs et nous avons un incendie », rapporte The Guardian.

Le shérif de la police du comté de San Bernardino, John McMahon, a déclaré que l'incendie n'était pas intentionnel. Il a toutefois confirmé que des bouteilles de gaz inflammables ont été utilisées lorsque le suspect a refusé de se rendre.

Chasse à l'homme terminée

Depuis le 5 février dernier, des milliers de policiers étaient mobilisés pour traquer l'ex-policier soupçonné du meurtre de quatre personnes. L'ancien policier et ex-militaire Christopher Dorner, qui a entrepris une vendetta contre les membres du service de police de Los Angeles, a publié sur Internet un manifeste dans lequel il énonce son intention d'attaquer ses anciens collègues, qu'il accuse d'avoir sali sa réputation.

Il aurait tué trois personnes entre le 4 et le 7 février, dont la fille d'un capitaine de police qu'il accusait d'avoir contribué à son renvoi, en 2008. Le service de police l'a congédié pour avoir fait de fausses déclarations, mais les autorités ont ouvert une enquête sur les circonstances ayant mené à son renvoi.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Facebook