Le Conseil de sécurité condamne l'essai nucléaire nord-coréen

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, Kim Sung-hwan Le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, Kim Sung-hwan  Photo :  Nations Unies

L'essai nucléaire de la Corée du Nord est une « menace claire pour la paix et la sécurité internationale », a déclaré mardi le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni d'urgence pour examiner les mesures à prendre en réponse à l'initiative de Pyongyang.

« Les membres Conseil de sécurité des Nations unies condamnent fermement cet essai qui constitue une grave violation [de nos] résolutions », a déclaré le ministre sud-coréen des Affaires étrangères Kim Sung-hwan, dont le pays assure la présidence du Conseil en février.

La déclaration a été approuvée par les 15 membres du Conseil.

Le Conseil souligne également qu'une résolution votée le mois dernier en réponse à un tir de fusée de longue portée par la Corée du Nord en décembre prévoyait déjà des actions déterminantes si Pyongyang procédait à un nouveau test. Par contre, le texte ne précise pas quelles mesures le Conseil pourrait prendre.

L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a déclaré que Washington souhaitait « renforcer le régime des sanctions » déjà en place contre Pyongyang dans divers domaines, notamment le secteur financier. Mme Rice a prédit que Pyongyang allait « subir un isolement et une pression de plus en plus forts ».

Quatre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont fermement condamné le test nucléaire nord-coréen. Les représentants de la France, la Grande-Bretagne, la Russie et les États-Unis ont souhaité une réponse forte de la communauté internationale. Pour sa part, la Chine a fait part de sa « ferme opposition ».

La négociation sur des sanctions pourrait toutefois prendre plusieurs jours ou même des semaines.

Les résolutions 1718 et 1874 du Conseil de sécurité, votées après les deux premiers essais nucléaires nord-coréens, en 2006 et 2009, ont interdit à la Corée du Nord de développer une technologie nucléaire et balistique.

« La Corée du Nord ne cédera jamais devant aucune résolution »

Pour sa part, Jon Yong-Ryong, premier secrétaire à la mission de la Corée du Nord à Genève, a soutenu que son pays ne pliera jamais devant les résolutions « totalement déraisonnables » contre son programme nucléaire.

Il a estimé que les discussions pouvaient porter sur « la paix et la stabilité de la péninsule coréenne » mais pas sur la dénucléarisation. Jon Yong-Ryong a soutenu que le test faisait partie de mesures visant à « défendre la sécurité et la souveraineté du pays face aux actes féroces des États-Unis, qui violent le droit légitime de la République populaire démocratique de Corée de lancer des satellites à des fins pacifiques. »

« La RPDC ne cédera jamais devant aucune résolution », a-t-il averti.

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