Le pape François succède à Benoît XVI

Réactions à la démission du pape Benoît XVI

Le compte rendu d'Alexandra Szacka

Le départ annoncé du pape Benoît XVI a engendré de nombreuses réactions non seulement dans les rangs des chefs d'État, mais aussi dans les autres religions où on salue le travail accompli par le souverain pontife.

En Allemagne, pays d'origine du pape, la chancelière fédérale Angela Merkel a déclaré comprendre la réflexion de Benoît XVI et respecter sa décision.

« Si le pape lui-même, après une réflexion approfondie, est arrivé à la conclusion qu'il n'avait plus les forces d'accomplir ses charges, alors il a mon plus haut respect », a déclaré lundi la chancelière.

« Il a eu une décision difficile à prendre », a conclu Mme Merkel.

Stephen Harper stupéfait

Le premier ministre Stephen Harper

Au Canada, le premier ministre Stephen Harper s'est dit stupéfait lorsqu'il a appris la nouvelle et a tenu à « souhaiter au pape Benoît XVI tout le bien possible pour l'avenir ». « Sa Sainteté a consacré sa vie à servir Dieu et sa foi. Il a été un fidèle dirigeant, et il manquera à tous », a-t-il déclaré.

Quant au président américain, Barack Obama, il a souligné que l'Église jouait un rôle important aux États-Unis et dans le monde et dit avoir apprécié travailler avec le pape durant ces quatre dernières années. Il souhaite maintenant le meilleur à ceux qui choisiront son successeur.

Le président français, François Hollande, a été l'un des premiers chefs d'État à réagir à la décision du pape Benoît XVI de démissionner de ses fonctions. Cette décision est « éminemment respectable », a-t-il déclaré.

« La République salue le pape qui prend cette décision mais elle n'a pas à faire davantage de commentaire sur ce qui appartient d'abord à l'Église », a-t-il ajouté. « C'est une décision humaine et une décision liée à une volonté qui doit être respectée », a conclu le président français.

En Italie, le président sortant du Conseil, Mario Monti, s'est dit « très secoué » par la nouvelle.

Aux Philippines, qui est le plus grand pays catholique d'Asie, la présidence du pays a déclaré regretter profondément le départ de Benoît XVI. « Le monde catholique, mais aussi tous les peuples et toutes les nations de bonne volonté, sont remplis d'un profond regret », a déclaré la présidence du pays.

Une démission regrettée chez les anglicans

Le départ annoncé de Benoît XVI a également suscité des réactions dans les autres grandes religions du monde, notamment à l'Église anglicane, où l'archevêque de Canterbury, Mgr Justin Welby, a déploré le départ du pape.

L'archevêque de Canterbury, MGR, Justin Welby
« C'est le coeur lourd, mais en le comprenant parfaitement, que nous avons appris ce matin l'annonce par le pape Benoît XVI de sa décision de renoncer à la charge de son ministère d'évêque de Rome, une charge qu'il a tenue avec une grande dignité, de la perspicacité et du courage. » — Mgr Justin Welby

« Benoît XVI a consacré son existence par ses paroles et par ses actes, par la prière et par une charge qui lui a coûté à suivre le Christ [...] Nous prions Dieu pour qu'il lui accorde dans sa retraite santé et paix de l'âme et du coeur », a poursuivi le chef de l'Église anglicane.

Rapprochement entre Juifs et catholiques 

Le grand rabbin d'Israël, Yona Metzger

En Israël, le grand rabbin Yona Metzger a salué la contribution de Benoît XVI au renforcement des liens entre juifs et catholiques. « Les relations entre l'Église et le grand rabbinat n'ont jamais été meilleures que durant son pontificat et nous espérons que cette tendance se poursuivra », a souhaité le rabbin Yona Metzger.

« Je pense qu'une grande part du mérite lui revient pour avoir fait progresser les liens entre le judaïsme, le christianisme et l'islam. » — Le grand rabbin Yona Metzger

Les Journées mondiales de la jeunesse maintenues

Au Brésil, l'archidiocèse de Rio a annoncé que les Journées mondiales de la jeunesse catholique (JMJ), où l'on attend quelque 2 millions de personnes, étaient maintenues du 23 au 28 juillet, malgré le départ annoncé du pape.

« Nous accueillons avec un amour filial les raisons présentées par Sa Sainteté, signe de l'humilité et de la grandeur qui ont caractérisé les huit ans de son pontificat », a déclaré lundi dans un communiqué la Conférence nationale des évêques du Brésil, plus grand pays catholique du monde avec 123 millions de catholiques parmi ses 194 millions d'habitants.

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