Le monde arabe en mutation

Syrie : le régime se dit prêt au dialogue, mais sans condition

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Des rebelles dans la vieille ville d'Alep Des rebelles dans la vieille ville d'Alep  Photo :  AFP/Olivier VOISIN

À deux jours de l'ultimatum lancé par le chef de la coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, le régime a dit être prêt aux discussions, mais sans condition.

« La porte est ouverte, la table de négociations est là, bienvenue à tout Syrien qui veut dialoguer avec nous. », a déclaré le ministre de l'Information, Omrane al-Zohbi, sans citer le nom du chef de l'opposition.

Le ministre a toutefois précisé qu'il s'agit d'un « dialogue sans condition, qui n'exclue personne ».

Le chef de la coalition de l'opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib, avait invité le régime à un dialogue pour atténuer « les souffrances de la population » syrienne et a demandé au régime de relâcher auparavant de relâcher 160 000 détenus.

Par la suite, il a exigé la libération d'ici dimanche de toutes les prisonnières détenues par le régime, à défaut de quoi il retirerait son offre de dialogue avec Damas.

L'appel de M. Al-Khatib, qui marque un tournant dans la démarche de l'opposition depuis le début de la crise, avait reçu l'aval des États-Unis et de la Ligue arabe, mais surtout des deux alliés de la Syrie, la Russie et l'Iran.

Par ailleurs, le ministre syrien a mis en garde contre toute ingérence de certains gouvernements arabes, sans les nommer, dans le conflit syrien, évoquant les risques pour les pays voisins de la Syrie.

Damas accuse notamment l'Arabie saoudite et le Qatar d'armer les rebelles.

Washington change de ton

Le nouveau secrétaire d'État John Kerry a déclaré vendredi que les États-Unis réfléchissaient à une nouvelle action « diplomatique » pour tenter de mettre un terme au conflit en Syrie.

« Nous faisons le point en ce moment, nous regardons quelles mesures, notamment diplomatiques, pourraient être prises pour s'efforcer de réduire cette violence », a déclaré M. Kerry lors de son premier point de presse.

C'est un changement de ton notable de la part des États-Unis qui ont exigé depuis le début de la crise le départ du président Bachar Al-Assad.

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