Rencontre Baird-Kerry : une annonce prochaine sur le dossier Keystone XL

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, et le secrétaire d'État américain, John Kerry Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, et le secrétaire d'État américain, John Kerry  Photo :  AFP/WIN MCNAMEE

Le projet d'oléoduc Keystone XL de TransCanada pourrait faire l'objet d'une annonce prochaine de la part de Washington. C'est ce qu'a indiqué le nouveau secrétaire d'État américain, John Kerry, au terme de sa première rencontre avec le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, dans la capitale des États-Unis.

John Kerry a précisé que le processus, initié par sa prédécesseure Hillary Clinton, « sera juste, imputable et transparent et que nous espérons faire une annonce à ce sujet à court terme ».

« Nous avons eu une bonne discussion sur l'énergie, notamment sur le projet Keystone, une grande priorité canadienne. Le premier ministre Harper et le président Obama assument leur engagement de diminuer les émission de gaz à effet de serre de 17 %, tel que décidé à Copenhague », a indiqué le ministre des Affaires étrangères du Canada. « Nous avons discuté d'une décision basée sur les faits et la science », a déclaré John Baird, ajoutant que le gouvernement Harper veut créer de l'emploi et développer ses politiques énergétiques, mais que les deux pays partagent « la même préoccupation de protéger et améliorer l'environnement pour les générations futures ».

M. Baird a déjà plaidé en faveur du projet pétrolier lors d'un entretien téléphonique récent avec M. Kerry. Le département d'État américain doit ultimement prendre la décision concernant le futur de l'oléoduc canadien, puisque son tracé franchit une frontière internationale.

Ottawa attend le feu vert de l'administration Obama au sujet de l'oléoduc comme sur le nouveau pont projeté pour relier Détroit et Windsor, qui pourrait lui aussi faire l'objet de discussions.

John Baird a fait valoir la bonne collaboration avec Washington dans ce dossier. « Une occasion de créer de l'emploi dans les années à venir », a-t-il dit.

Sur le plan international, les deux hommes ont abordé la question du conflit en Syrie et celle du programme nucléaire en Iran. À ce chapitre, John Kerry a exhorté l'Iran à venir négocier sérieusement lors d'une rencontre au Kazakhstan avec les grandes puissances, le 26 février prochain.

Quant à la Syrie, le secrétaire d'État américain a évoqué une éventuelle action diplomatique pour tenter de mettre fin au conflit. « Tout le monde au gouvernement et ailleurs dans le monde est profondément ébranlé par la violence qui se poursuit en Syrie [...] Nous faisons le point en ce moment, nous regardons quelles mesures, notamment diplomatiques, pourraient être prises pour s'efforcer de réduire cette violence, a déclaré M. Kerry. Il y a trop de tueries, trop de violences et nous voulons évidemment essayer de trouver un moyen d'aller de l'avant. »

Jeudi, lors d'une audition devant un comité du Sénat, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a révélé que la CIA avait établi un plan pour armer et entraîner les rebelles syriens, soutenu par l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton, mais rejeté par le président Barack Obama. Interrogé sur de possibles divisions au sein de l'administration américaine, John Kerry a répondu : « Je ne sais pas quelles étaient les discussions à la Maison-Blanche et qui disait quoi et je ne vais pas revenir en arrière. C'est un nouveau gouvernement maintenant, un second mandat pour le président, je suis le nouveau secrétaire d'État et nous allons avancer à partir de là ».

Kerry veut « rafraîchir » son français avant de répondre aux médias canadiens

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, réputé francophile et francophone, a poliment refusé vendredi de répondre en français à la presse canadienne, invoquant le besoin de « rafraîchir » ses talents linguistiques.
A l'occasion de sa première conférence de presse en tant que chef de la diplomatie américaine, aux côtés de son homologue canadien John Baird, une journaliste canadienne a interrogé John Kerry en anglais avant de lui demander « un peu de français s'il vous plaît, peut-être? ».
Le ministre américain a parfaitement compris la question, mais il a préféré décliner, déclenchant les rires de l'assistance: « Pas aujourd'hui. J'ai besoin de me rafraîchir là-dessus ».
M. Kerry a passé de nombreux étés de son enfance dans une maison familiale en Bretagne.

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