Les Cubains élisent leurs parlementaires

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
C'était jour de vote à Cuba dimanche 3 février

Des millions de Cubains ont choisi dimanche les 612 membres de l'Assemblée nationale dans le cadre d'un scrutin qui, selon plusieurs critiques, ne changera rien à la situation politique actuelle.

Bien que ce vote soit présenté par le gouvernement comme un véritable exercice démocratique, le fait que tous les candidats aient été sélectionnés par le Parti communiste laisse peu de doutes quant à la réélection de Raul Castro à la tête du pays pour les cinq prochaines années.

Le Parlement se réunira le 24 février afin d'élire un chef pour la première fois en deux décennies, mais le nom du leader de longue date Ricardo Alarcon ne figure pas sur les bulletins de vote.

Le processus électoral s'est amorcé en octobre sur l'île de Cuba avec les élections municipales. À l'heure actuelle, il n'existe aucune limite en ce qui a trait aux mandats des élus. Raul Castro a déclaré à quelques reprises que les représentants publics, y compris le président, ne devraient pas faire plus de deux mandats consécutifs.

L'opposition s'est montrée sceptique par rapport au scrutin de dimanche, notant que seul le Parti communiste est autorisé sur l'île.

Raul Castro et son frère aîné Fidel, maintenant à la retraite, dirigent Cuba depuis cinq décennies.

Fidel Castro, 86 ans, n'était plus réapparu en public depuis le 21 octobre 2012.
Première sortie publique de Fidel Castro depuis 3 mois

Gravement malade depuis 2006, absent de la scène publique depuis octobre dernier, le chef de la révolution cubaine a voté dimanche pour les élections législatives. C'est la seule surprise de ce scrutin, qui devrait se conclure avec la réélection de son frère Raul.

Fidel Castro, 86 ans, s'est présenté vers 17 heures, au bureau de vote numéro 1 de la place de la Révolution, à La Havane. C'est là qu'il a toujours voté. Habillé d'une chemise à carreaux et d'un blouson noir, marchant à l'aide d'une canne, le « comandante » a parlé avec quelques personnes après avoir rempli son devoir électoral. Il a peut-être placé dans l'urne un bulletin à son nom puisqu'il est de nouveau candidat au Parlement.

En octobre dernier, après une absence de six mois de la scène publique, et sous le titre « Fidel est agonisant », il avait traité d'« oiseaux de mauvais augure » ceux qui diffusent « les plus insolites stupidités » sur son état de santé.

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