Le monde arabe en mutation

Égypte : manifestation violente devant le palais présidentiel

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Des manifestants devant le palais présidentiel au Caire

Au Caire, les médias locaux rapportent un mort et 48 blessés lors des affrontements entre protestataires et forces de l'ordre, vendredi.

Après la prière, plusieurs manifestations ont convergé vers le palais présidentiel. Une fois sur place, la tension est montée lorsque des manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pierres contre le siège de la présidence. Selon la police, ils ont mis le feu à des pneus et ont tenté d'escalader les murs et de forcer les portes du palais.

À un moment, la police a dû se replier à l'intérieur de l'enceinte du palais devant l'avancée des manifestants, dont certains ont réussi à retirer des fils barbelés déployés autour du bâtiment.

Des membres de la garde républicaine sont intervenus pour repousser les manifestants, qui tiraient des feux d'artifice en direction du palais.

La présidence de la République a averti que les forces de l'ordre allaient agir « avec la plus grande fermeté » pour protéger les bâtiments publics.

Des milliers de protestataires ont manifesté au Caire et dans d'autres villes du pays à l'appel notamment du Front du salut national (FSN), la principale coalition de l'opposition, pour dénoncer la politique du président islamiste Mohamed Morsi.

« Les forces politiques qui auraient incité (à commettre ces actes) en assumeront l'entière responsabilité », a déclaré la présidence, qui a invité tous les partis politiques à « dénoncer immédiatement ces actes et à appeler leurs partisans à se retirer d'urgence des alentours du palais ».

Selon les témoignages recueillis par Al-Jazira, la manifestation était pacifique au départ, mais certains éléments violents disséminés dans les rangs des protestataires ont provoqué des heurts, comme cela s'était produit au cours des précédentes manifestations, affirment les témoins.

Le Mouvement du 6 avril et le FSN ont appelé les manifestants à quitter les abords du palais présidentiel.

Selon un représentant du FSN, des partisans de l'ancien régime (du président déchu Hosni Moubarak) seraient derrière les actes de violence.

Les manifestations de vendredi surviennent au lendemain de la signature d'un document par l'opposition et le parti au pouvoir sous l'égide d'Al-Azhar, la plus haute institution sunnite, dans lequel les signataires s'engageaient à favoriser le dialogue.

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