Cambodge : funérailles fastueuses pour le défunt roi Sihanouk

La reine Monique et son fils, le roi Norodom Sihamoni, suivent le cercueil du défunt dans le recueillement. La reine Monique et son fils, le roi Norodom Sihamoni, suivent le cercueil du défunt dans le recueillement.  Photo :  AFP/TANG CHHIN SOTHY

Des centaines de milliers de Cambodgiens ont livré vendredi un dernier adieu à l'ex-roi Norodom Sihanouk lors de funérailles fastueuses qui conduiront à l'incinération de la dépouille du monarque, dans trois jours.

Décédé en octobre 2012, le roi du Cambodge était l'une des figures mythiques du 20e siècle sur la scène diplomatique et internationale.

Sa dépouille, embaumée après son décès, était conservée depuis au palais royal de Phnom Penh en attendant la tenue de funérailles officielles.

Vendredi matin, le corps du défunt roi a quitté le palais dans un cercueil transporté sur un char doré accompagné des prières de ses proches dont la reine Monique et son fils, Norodom Sihamoni, qui occupe le trône depuis l'abdication de son père, en 2004.

Le cortège funèbre s'est ensuite dirigé vers la rivière Tonlé Sap encadré d'une haie d'honneur formée de dignitaires et de militaires en uniforme de parade. La procession a ensuite pris la route du crématorium où la dépouille royale doit être incinérée lundi.

Tôt vendredi matin, des centaines de milliers de Cambodgiens se sont massés le long du parcours pour saluer le défunt roi alors que des haut-parleurs disposés dans la ville rappelaient les grands moments de la vie de Sihanouk sur fond de musique traditionnelle.

Appelé « Monseigneur Papa » par son peuple, Norodom Sihanouk a laissé une profonde empreinte dans le coeur des Cambodgiens par sa personnalité haute en couleurs.

Décédé à Pékin le 15 octobre 2012, à l'âge de 89 ans, Norodom Sihanouk a tour à tour occupé les fonctions de premier ministre, de chef de l'État et de roi à travers l'histoire mouvementé du Cambodge de son indépendance jusqu'à la guerre civile, en passant par « l'âge d'or » des années 50 et 60, et la terreur des Khmers rouges, avec qui il avait fait alliance dans les années 1970.

Depuis de nombreuses années, le roi et la monarchie du Cambodge jouent un rôle plus symbolique que politique dans le pays où les pouvoirs sont majoritairement concentrés aujourd'hui entre les mains du premier ministre Hun Sen.

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