Armes à feu : le Sénat américain entend les premiers témoins

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
L'ex-élue Gabrielle Giffords a été grièvement blessée dans une fusillade il y a deux ans.

Un comité du Sénat américain a commencé mercredi à entendre ses premiers témoins sur les propositions de contrôle des armes à feu défendues par le président Barack Obama.

Gabrielle Giffords, l'ex-élue qui a miraculeusement survécu à un attentat en janvier 2011, a livré un vibrant témoignage. Elle a conclu son intervention en s'adressant directement aux élus : « Vous devez agir. Soyez audacieux, soyez courageux, les Américains comptent sur vous ».

Les propositions du président Obama comprennent, entre autres, l'interdiction de fusils d'assaut de type militaire, comme celui utilisé dans la tuerie dans une école de Newtown le mois dernier.

Il veut également le rétablissement de l'interdiction de ces armes semi-automatiques, qui était en vigueur de 1994 à 2004.

Il souhaite que l'interdiction touche aussi les chargeurs de plus de 10 balles et la vérification systématique des antécédents de tous les acheteurs d'armes à feu.

Le Canada cité en exemple par le lobby pro-armes

Le puissant lobby des armes à feu et ses relais au sein du Congrès, notamment la National Rifle Association (NRA), était également présent mercredi pour s'opposer farouchement à toute interdiction, dénonçant une atteinte aux droits fondamentaux des citoyens des États-Unis.

Le lobby des armes s'est notamment servi de l'exemple du Canada pour défendre sa cause, affirmant que le voisin du nord avait fini par abolir le registre mis en place pour contrôler les armes d'épaule. Celui-ci s'est avéré être « un fiasco », a expliqué David Kopel, un professeur de droit constitutionnel à l'université de Denver.

Au lieu d'interdire certaines armes, la NRA préconise de mieux faire appliquer la loi déjà existante et de renforcer la sécurité dans les écoles en y déployant des gardes armés.

Au Sénat, dominé par les démocrates, et à la Chambre des représentants, où les républicains ont la majorité, de nombreux élus doutent qu'un accord puisse être trouvé qui dépasserait le simple renforcement du contrôle des antécédents des acheteurs.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook