Pauline Marois rencontre le premier ministre écossais en catimini

Pauline marois La première ministre du Québec Pauline Marois

La première ministre Pauline Marois a amorcé mardi sa visite à Édimbourg où elle rencontrera son homologue écossais, Alex Salmond, mais en privé seulement.

Le cabinet de M. Salmond fait tout cependant pour minimiser l'importance de l'événement. Une porte-parole, Aileen Easton, a indiqué c'était une rencontre de courtoisie et que plusieurs autres du genre étaient prévues dans la journée. De plus, les médias n'auront aucun accès au leader indépendantiste mercredi.

Le chef du Parti national écossais doit tenir à l'automne 2014 un référendum sur l'avenir de la nation au sein du Royaume-Uni. Or, tout au plus 30 % des Écossais, selon les sondages, sont favorables à la souveraineté. Pour Alex Salmond, s'afficher publiquement avec la chef d'un parti qui a perdu deux référendums sur l'indépendance n'est pas particulièment intéressant. De plus, l'Écosse ne veut pas s'aliéner le Canada, avec qui elle a des liens historiques profonds. On est donc loin d'un accord de coopération Québec-Écosse, que le ministre des Affaires intergouvernementales et de la Gouvernance souverainiste a évoqué la semaine dernière.

Les débats qui ont actuellement cours en Écosse rappellent ceux qui ont eu lieu au Québec dans les mois précédant le référendum de 1995 : libellé de la question, partage de la dette du Royaume-Uni, présence du pays sur la scène internationale.

Outre M. Salmond, Mme Marois rencontre mardi la vice-présidente du Parlement écossais, Elaine Smith, la chef de l'Opposition (Parti travailliste), Johann Lamont et la directrice du regroupement Festivals Edimburgh, Faith Liddell.

La chef péquiste rentrera au Québec mercredi.

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