Le monde arabe en mutation

L'opposition syrienne demande des armes à ses amis

Des rebelles dans le village de Kurnaz, à l'ouest de la ville de Hama Des rebelles dans le village de Kurnaz, à l'ouest de la ville de Hama  Photo :  AFP/AAMIR QURESHI

Réunie avec les délégations d'une cinquantaine de pays à Paris, l'opposition syrienne a réclamé de l'argent et des armes pour venir à bout du régime de Bachar Al-Assad.

Riad Seif, vice-président de la Coalition nationale syrienne, a prévenu que le peuple syrien, qui « livre actuellement une bataille sans merci », ne voulait « plus de promesses qui ne seront pas tenues », car « le temps n'est pas de notre côté et la poursuite de ce conflit ne peut qu'entraîner une catastrophe pour la région et pour le monde ».

« Nous avons besoin d'armes, d'armes et d'armes », a insisté Georges Sabra, un des dirigeants de l'opposition.

Par ailleurs, M. Sabra a affirmé que l'opposition a besoin de 500 millions de dollars pour mettre en place un gouvernement.

Cette rencontre entre l'opposition syrienne et les pays qui se déclarent « amis » de la Syrie semble ressembler aux précédentes, où l'opposition réclame du soutien et les pays « amis » hésitent à franchir le pas.

Tout en reconnaissant la coalition comme représentante « légitime du peuple syrien », les pays qui la soutiennent politiquement lui reprochent dans le même temps son incapacité à s'organiser et doutent même de sa représentativité.

De plus, les pays occidentaux refusent de livrer des armes de peur qu'elles tombent entre les mains des djihadistes, qui prennent de plus en plus d'importance sur le terrain.

Lire notre page sur les factions de l'opposition syrienne

Al-Assad sûr de lui

La veille de cette rencontre à Paris, le président syrien s'est exprimé sur la situation dans son pays avec des visiteurs, dont les propos ont été rapportés par le journal libanais Al-Akhbar.

Selon le journal, le président Al-Assad estime que « l'armée régulière a largement repris l'initiative à des résultats importants ».

Le président syrien avance que les rebelles ne détiennent que «  les zones frontalières avec la Turquie, la Jordanie, le Liban et quelques poches dans la banlieue de Damas ».

Selon lui, si les frontières turques - par où passent les armes et les renforts en combattants - étaient fermées, la rébellion serait matée en deux semaines.

Sur le plan politique, M. Al-Assad a assuré que la Russie continuera à le soutenir, car « elle se défend elle-même et ne défend pas la Syrie ».

En ce qui concerne le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, le président syrien affirme qu'il veut poursuivre les discussions avec lui, mais il a estimé que lors de sa dernière rencontre, M. Brahimi « était influencé par la propagande médiatique contre la Syrie ». 

Sur le terrain, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de violents combats entre soldats et rebelles dans le sud de Damas, ainsi qu'à Deir Ezzor (est). L'artillerie et l'aviation du régime pilonnaient cette zone où des insurgés auraient attaqué des barrages de l'armée et se sont emparés d'armes et de munitions.

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