Inde : le procès des accusés du viol s'est ouvert jeudi

Radio-Canada avec Associated Press
Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d'une jeune indienne en décembre. Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d'une jeune Indienne en décembre.  Photo :  AFP/DIPTENDU DUTTA

Le procès accéléré de cinq des hommes accusés d'avoir violé une jeune étudiante indienne dans un autobus de New Delhi s'est ouvert jeudi

La colère et l'indignation des Indiens, qui sont sortis dans les rues pour dénoncer le crime et la violence envers les femmes, ont poussé les autorités à transférer le procès dans un tribunal différent afin d'accélérer les procédures, d'ordinaire réputées longues et inefficaces.

La sécurité était visible autour du complexe où se tient le procès. La Cour devait d'abord entendre les thèses de la poursuite et des avocats de la Défense. Le procès se déroule à huis clos, le juge ayant refusé que le public soit admis.

Le sixième suspect dans cette affaire prétend être mineur et sera donc jugé dans un tribunal juvénile.

Selon les policiers, la jeune femme et un ami auraient été attaqués dans un autobus de New Delhi, le 16 décembre dernier. Ils auraient été sévèrement battus et l'étudiante a été violée à plusieurs reprises. Elle est décédée des suites de graves blessures internes deux semaines plus tard.

Recommandations

Le procès débutait alors qu'un comité gouvernemental a recommandé, mercredi, de renforcer considérablement les lois concernant les agressions sexuelles, d'accélérer les procédures lors de procès pour viol et de modifier le Code pénal vieillissant pour mieux protéger les femmes.

Le comité était chargé de faire des recommandations pour rénover l'approche du système judiciaire indien en matière de violence envers les femmes. Il a reçu quelque 80 000 suggestions de la part notamment de groupe de femmes, d'activistes des droits de la personne et de simples citoyens.

Le comité a notamment suggéré d'interdire un examen vaginal considéré traumatisant pour les présumées victimes de viol et de mettre un terme à l'interférence politique.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Facebook