Un ministre syrien appelle au dialogue

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, lors de son allocution devant l'ONU Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, lors d'une allocution devant l'ONU  Photo :  AFP/TIMOTHY A. CLARY

Le ministre des Affaires étrangères de la Syrie a invité samedi les rebelles à déposer leurs armes et à prendre part à un dialogue national, disant que tous ceux qui y participeront seront inclus dans un nouveau conseil des ministres avec des pouvoirs exécutifs.

Dans un entretien diffusé en direct à la télévision d'État tard samedi, Walid Al-Mouallem a indiqué que tous les partis d'opposition pourraient se joindre au conseil à la condition qu'ils rejettent une intervention étrangère en Syrie. Il a ajouté que le gouvernement syrien avait commencé à contacter ceux qu'il a qualifiés de « représentants du peuple syrien ».

Plus tôt ce mois-ci, le président Bachar Al-Assad a rejeté les appels à sa démission, promettant de continuer à combattre des rebelles. Il avait également proposé une conférence de réconciliation nationale, des élections et une nouvelle constitution, des concessions qu'il avait précédemment offertes depuis le début du soulèvement contre lui en mars 2011.

Le président syrien Bachar Al-Assad Le président syrien Bachar Al-Assad lors de son allocution à la télévision

L'opposition soutient quant à elle que l'actuel président ne peut jouer aucun rôle dans une résolution du conflit. Le ministre Al-Mouallem s'est adressé à elle dans son interview, appelant ceux qui s'étaient battus pour le changement et la réforme à participer à bâtir la « nouvelle Syrie ».

« Atteinte à la présidence »

Il a toutefois mis en garde les rebelles qui demandent la démission du président. Il a estimé que ceux-ci cherchent la violence. Il ajouté, parlant également de la position américaine et des propos récents de l'émissaire international Lakhdar Brahimi, que « personne ne peut se permettre de porter atteinte à la présidence, c'est inacceptable ».

Le ministre Al-Mouallem a également accusé le Qatar, l'Arabie-Saoudite et la Turquie d'armer et de financer les rebelles syriens. Il a également soutenu que Jabhat al-Nusra -- un groupe lié à Al-Qaida déclaré organisation terroriste par les États-Unis et qui se bat aux côtés des rebelles syriens -- avait fait venir des combattants de 27 pays pour se battre en Syrie.


Associated Press

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook