La convention sur le mercure est adoptée

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
La combustion de charbon destinée à produire de l'électricité crée d'importantes émissions de mercure.

Quelque 140 États ont adopté samedi le premier accord international qui devrait contraindre les pays à réduire leurs émissions de mercure, très toxiques pour la santé et l'environnement.

La nouvelle convention, qui fait suite à de dures négociations au cours des derniers jours, devrait limiter l'utilisation de ce métal lourd utilisé dans différents produits et dans la combustion de charbon destinée à produire de l'électricité.

La convention prévoit l'interdiction du mercure d'ici 2020 dans les thermomètres, instruments de mesure de la tension, batteries, interrupteurs, crèmes et lotions cosmétiques et certains types de lampes fluorescentes.

Le traité international entrera en vigueur lorsqu'il aura été ratifié par 50 États, ce qui devrait prendre trois à quatre ans, selon les experts.

Une exposition trop forte au mercure nuit au système immunitaire et peut entraîner d'autres problèmes comme des troubles psychologiques ou digestifs, la perte de dents, des problèmes cardiovasculaires ou respiratoires.

Une étude du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) rendue publique à la veille de la Conférence de Genève présente des chiffres inquiétants sur la présence du mercure dans les lacs et rivières. L'enquête démontre que la déforestation s'est traduite, dans le monde, par un déversement dans les lacs et rivières de quelque 260 tonnes de mercure auparavant retenues dans les sols.

Selon la même étude, en un siècle, les quantités de mercure présentes dans les 100 premiers mètres de profondeur des océans, et provenant d'émissions liées à l'activité humaine, ont doublé. Les concentrations dans les eaux profondes ont, elles, augmenté de 25 %, constituant un véritable risque de contamination des poissons destinés à la consommation, notamment en Amérique du Sud et en Afrique.

Les auteurs de cette étude soulignent que l'Asie est la première région mondiale émettrice de mercure.

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