Irak : 33 morts dans des attentats

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Des Irakiens inspectent les lieux d'un attentat à la voiture piégée survenu à Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad. Des Irakiens inspectent les lieux d'un attentat à la voiture piégée survenu à Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad.  Photo :  AFP/MARWAN IBRAHIM

Au moins 33 personnes ont été tuées et 245 autres ont été blessées lors d'une vague d'attentats survenue mercredi à Bagdad et dans deux villes du nord de l'Irak, qui se trouvent dans une bande de territoire revendiquée autant par le gouvernement central que par la région autonome du Kurdistan.

L'attaque la plus sanglante s'est produite à Kirkouk, à 240 km au nord de Bagdad, lorsqu'un kamikaze a fait exploser une voiture piégée. Un deuxième attentat à la voiture piégée visant un responsable local du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), Mohammed Kamal, est ensuite survenu à 500 mètres de là. Au moins 19 personnes ont perdu la vie et 190 autres ont été blessées dans les deux attaques, a indiqué le chef des services sanitaires de la province, Sadiq Omar Rassoul.

Plus au sud, à Touz Khourmatou, cinq civils ont été tués et 40 personnes ont été blessées dans l'explosion d'une voiture piégée. L'attaque visait des forces de sécurité kurdes et a eu lieu près des locaux de l'Union patriotique du Kurdistan du président Jalal Talabani.

Selon plusieurs experts, les tensions dans cette zone du pays, liées aux richesse pétrolières, représentent la plus forte menace pour la stabilité à long terme du pays.

Cinq autres attaques distinctes ont fait six morts dans la capitale, dont trois policiers. Au nord de la capitale, à Baïji, Tikrit et Hawija, des attentats ont fait trois morts.

Le pays en crise politique

Cette nouvelle vague d'attentats, qui n'a pas été revendiquée, survient au lendemain du meurtre d'Aïfan Saadoune Al-Issawi, un député sunnite de la province d'Anbar engagé dans la lutte contre Al-Qaïda.

Sa mort vient augmenter la crise politique entre le premier ministre chiite Nouri Al-Maliki et ses détracteurs, qui organisent des manifestations depuis trois semaines pour dénoncer leur « marginalisation » par le gouvernement. Ils réclament la libération de détenus ainsi que l'abrogation des lois antiterroristes dont ils estiment faire les frais.

Accédant à une revendication des manifestants, le vice-premier ministre Hussein Chahristani a annoncé mercredi que 70 prisonniers incarcérés injustement seraient remis en liberté. Quelque 265 autres devraient être relâchés dans le courant de la semaine.

Le mouvement de contestation sunnite a démarré après l'arrestation, le 20 décembre, de neuf gardes de M.Issawi, un sunnite membre du bloc laïque Iraqiya. Cette formation soutenue par la communauté sunnite fait partie du gouvernement, mais elle est très critique envers M. Maliki.

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