Les frappes aériennes françaises contre les islamistes armés se poursuivent au Mali

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
L'armée française a déployé ses Rafales pour assurer un bombardement continu contre les positions des islamistes au nord du Mali.

Au troisième jour de son engagement, l'armée française poursuit son offensive dans le nord du mali en accentuant les bombardements sur les positions des islamistes, notamment à Gao et à Kidal.

Le ministère français de la Défense a indiqué que quatre avions de combat Rafale ont détruit des camps d'entraînement et des dépôts logistiques des groupes armés près de Gao, à quelque 1200 km au nord de Bamako.

Des résidents ont ajouté que l'aéroport et le bâtiment qui servait de base à la police islamiste ont aussi été visés.

Des habitants rapportent que presque tous les islamistes ont fui Gao. La région de Kidal, plus précisément à Aghabo, est également sous un feu nourri des forces françaises. Aghabo est considérée comme une base importante du groupe islamiste Ansar Dine.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira lundi au sujet du Mali à la demande de la France, a annoncé dimanche Brieuc Pont, porte-parole de la mission française auprès des Nations unies.

Selon Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, « bloquer les terroristes, c'est fait. Ce qui a commencé à être fait aujourd'hui, c'est s'occuper des bases arrière des terroristes ». « C'est une question de semaines », a-t-il ajouté.

Environ 400 soldats français sont déployés sur le terrain pour tenter de reprendre le contrôle du nord du pays.

Laurent Fabius a également affirmé que l'action de la France bénéficiait du « soutien pratique » de plusieurs nations européennes, évoquant de l'aide en matière de transport, notamment de la part de la Grande-Bretagne. Il a également mentionné l'appui des Américains pour les communications. Les États-Unis avaient annoncé vendredi vouloir aider la France dans son engagement militaire au Mali grâce à un appui « logistique » et des drones de surveillance.

« La France va être épaulée et relayée, nous l'espérons, par les troupes africaines », a ajouté Laurent Fabius.

Le premier ministre malien, Diango Cissoko, est d'ailleurs arrivé dimanche à Alger, qui a autorisé le survol de son territoire par l'armée française.
Cette visite intervient au moment où les préparatifs s'accélèrent pour le déploiement d'une force ouest-africaine chargée, avec l'aval de l'ONU, de déloger les groupes liés à Al-Qaïda.

Les premiers éléments de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se mettent en place, sous la direction d'un général nigérian, Shehu Abdulkadir, déjà arrivé au Mali selon Lagos, qui fournira « environ 600 hommes ».

Le Niger, le Burkina Faso, le Togo et le Sénégal ont également annoncé l'envoi chacun d'environ 500 hommes au Mali. Le Bénin y enverra 300 soldats.

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