Autre viol collectif en Inde

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d'une jeune indienne en décembre. Manifestation ayant eu lieu en protestation contre le viol d'une jeune indienne en décembre.  Photo :  AFP/DIPTENDU DUTTA

En Inde, la police a arrêté six autres hommes suspectés d'avoir participé au viol collectif d'une femme montée dans un autobus, moins d'un mois après qu'une affaire similaire eut indigné le pays. Un septième suspect est recherché.

La femme de 29 ans est montée à bord d'un autobus vendredi soir pour se rendre dans sa belle-famille, dans l'État du Pendjab, au nord du pays. Le chauffeur de l'autobus ainsi que son assistant auraient refusé d'arrêter le bus là où elle le demandait, pour plutôt l'emmener dans une maison près de la ville d'Amritsar. Ils auraient alors été rejoints par cinq autres hommes et l'auraient violée brutalement toute la nuit.

Les hommes l'ont ensuite déposée le long de la route, près du village de sa belle-famille, où elle a raconté l'agression à ses belles-soeurs.

La police a été accusée par un responsable politique de l'État du Pendjab de ne pas effectuer de contrôles au sein des autobus circulant dans la région.

L'histoire se répète

Cette histoire de viol en rappelle une autre survenue le 16 décembre dernier, et qui a eu une répercussion internationale.

À New Delhi, une étudiante kinésithérapeute de 23 ans était montée dans un autobus avec son compagnon, après une sortie au cinéma. Les six hommes présents dans le véhicule, dont le chauffeur, l'avaient violée et battue, avant de la jeter sur le trottoir avec son compagnon, lui aussi battu.

Transférée à Singapour pour des greffes d'organes, la jeune femme n'a pas survécu à ses blessures.

Cette agression a entraîné de nombreuses manifestations de citoyens en colère, qui ont réclamé une meilleure protection des femmes contre les violences sexuelles, rarement rapportées aux autorités, car les femmes victimes de viol sont souvent blâmées pour le crime et exposent ainsi leurs proches au déshonneur. L'apathie de la justice et de la police devant ces crimes a aussi été dénoncée.

Des accusations de meurtre ont été portées contre les six hommes, qui pourraient écoper de la peine de mort.

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