Échanges peu diplomatiques entre Damas et Brahimi

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Lakhdar Brahimi et le président Bachar Al-Assad lors de leur rencontre lundi Lakhdar Brahimi et le président Bachar Al-Assad lors de leur rencontre (archives)  Photo :  AFP

Le régime syrien n'a pas tardé à réagir aux propos sévères à la BBC du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi au sujet de Bachar Al-Assad.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a diffusé un communiqué jeudi dans lequel il se dit « très surpris » par les commentaires de M. Brahimi, qui démontrent qu'il « prend parti de manière flagrante pour ceux qui conspirent contre la Syrie et son peuple ».

Cependant, le régime syrien n'a pas coupé les ponts avec le médiateur. Il a assuré qu'il était toujours disposé à travailler avec lui.

Le quotidien syrien prorégime Al Watan a écrit jeudi que les propos de Brahimi ne font que révéler sa vraie nature, le qualifiant d'« instrument visant à appliquer la politique de certains pays occidentaux ».

Le même jour, Lakhdar Brahimi accordait une entrevue à Reuters dans laquelle il a indiqué pour la première fois qu'Al-Assad ne ferait pas partie d'un gouvernement de transition.

« Il ne serait certainement pas membre de ce gouvernement », a-t-il déclaré.

Le diplomate est revenu sur sa critique la veille du discours de Bachar Al-Assad, s'excusant d'avoir utilisé le mot « sectaire ». Il a toutefois qualifié le discours de « rigide » et d'« étroit ».

« Ma langue a fourché et je m'en excuse », a-t-il dit.

Ces échanges par médias interposés entre le régime syrien et le diplomate algérien surviennent à la veille d'une rencontre entre la Russie, les États-Unis et l'émissaire de l'ONU en vue d'examiner les moyens d'appliquer le plan de Genève, qui prévoit un gouvernement de transition. Mais la pierre d'achoppement de ce plan demeure le sort du président Al-Assad.

C'est de ce point que dépend le succès de cette initiative diplomatique.

Lakhdar Brahimi a souligné que le plan de Genève est « la base d'une solution en Syrie », ajoutant qu'« il n'y a pas de solution militaire ».

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