Le PM britannique David Cameron juge sa coalition solide

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le premier ministre britannique, David Cameron

Le premier ministre britannique David Cameron et son partenaire de la coalition gouvernementale, le libéral démocrate Nick Clegg, ont assuré lundi que leur coalition tiendrait jusqu'aux prochaines élections en Grande-Bretagne, prévues en 2015.

Les deux hommes se sont présentés ensemble devant les journalistes à l'extérieur du 10 Downing Street, la résidence du premier ministre, pour rendre public un bilan à mi-mandat de 46 pages, dans lequel ils dressent la liste des promesses tenues et des réformes qui restent à accomplir.

Ils ont notamment évoqué la réduction d'un quart du déficit budgétaire, le développement de l'emploi dans le secteur privé, la suppression de l'impôt sur les plus bas revenus et le gel des taxes locales et sur le carburant.

Pour les deux ans et demi à venir, ils se sont engagés à limiter le coût de la prise en charge des personnes âgées, à réformer le système de retraites, à construire davantage de logements, à améliorer le système de garde d'enfant et à favoriser les investissements dans les transports.

« C'est une coalition pour cinq années pleines. La population souhaite nous voir travailler de toutes nos forces pour son compte jusqu'à la fin de cette législature », a dit David Cameron. Le vice-premier ministre a de son côté salué les « grandes réformes courageuses » entreprises par la coalition depuis deux ans et demi.

Le premier ministre britannique David Cameron et, à sa droite, le vice-premier ministre, Nick Clegg
« Nous avons mis nos différences partisanes de côté pour agir dans l'intérêt national, nous avons agi rapidement et courageusement pour répondre aux défis économiques auquel ce pays fait face. » — Le vice-premier ministre, le libéral démocrate Nick Clegg

Depuis 2010, le gouvernement impose au peuple britannique une sévère cure d'austérité, avec pour conséquences une croissance anémique, une baisse des revenus pour une partie de la population et le mécontentement des électeurs.

Les deux hommes ont rejeté l'idée que des divergences de vues sur la nature des relations avec l'Union européenne ou le rythme de réduction des déficits publics puissent conduire à l'éclatement de leur alliance.

Les deux partis du gouvernement, les conservateurs et les libéraux démocrates sont largement devancés par l'opposition travailliste dans les intentions de vote.

Classé à gauche, le parti libéral démocrate a notamment vu sa popularité plonger en raison des compromis successifs qu'il a acceptés pour préserver la coalition tandis que de nombreux élus conservateurs perçoivent les Lib-Dems comme un frein à leurs projets politiques.

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