Hugo Chavez restera en fonctions même s'il ne peut prêter serment

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Chavez : rumeurs persistantes

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, gardera ses fonctions même s'il ne peut prêter serment le 10 janvier comme prévu en raison de son état de santé, a déclaré vendredi le numéro 2 du gouvernement vénézuélien.

Le vice-président Nicolas Maduro a déclaré à la télévision d'État que l'assermentation pouvait être reportée, et pourrait avoir lieu devant la Cour suprême du Venezuela à un autre moment. Malgré ses importants problèmes de santé, il n'y a aucune raison de déclarer « l'absence permanente » d'Hugo Chavez de ses fonctions, a assuré M. Maduro. Un tel constat précipiterait le pays dans de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 30 jours.

Le président Chavez reçoit des soins pour une insuffisance respiratoire issue de complications liées à une sévère infection pulmonaire, selon ce qu'a annoncé jeudi un membre du gouvernement.

La déclaration laisse à penser que la situation s'aggrave pour le chef d'État âgé de 58 ans, qui n'a été ni vu ni entendu depuis sa plus récente opération pour traiter un cancer, le 11 décembre dernier à Cuba.

« [Le président] Chavez fait face à des complications issues d'une sévère infection pulmonaire. Cette infection a mené à une déficience respiratoire, qui nécessite [...] un respect rigoureux de son traitement médical », a déclaré le ministre de l'Information, Ernesto Villegas, lisant une déclaration officielle, jeudi soir.

La déclaration soulève l'hypothèse que M. Chavez soit branché à un respirateur artificiel. Toutefois, le gouvernement n'a pas clarifié cette question et n'a donné aucun détail sur les traitements que reçoit le président.

Réélu pour un mandat de six ans en octobre dernier, Hugo Chavez a annoncé deux mois plus tard que son cancer était réapparu. Depuis juin 2011, Hugo Chavez a subi quatre opérations pour ce cancer pelvien. Il a également dû se soumettre à des traitements de chimiothérapie et de radiation.

« Guerre psychologique »

Le gouvernement vénézuélien a également condamné ce qu'il qualifie de « guerre psychologique » dans les médias internationaux au sujet de l'état de santé du président.

Le communiqué transmis affirme que les propos de la presse internationale ne visent qu'à « déstabiliser » l'État. Il ne s'agit que de rumeurs dont il ne faut pas tenir compte, laisse entendre le communiqué.

Les États-Unis ont été particulièrement montrés du doigt.

Washington a juré de ne pas s'ingérer dans la politique intérieure du Venezuela. Le département d'État assure qu'il entretient des contacts avec toutes les tendances politiques dans le pays, mais qu'il n'existe aucune « solution fabriquée » aux États-Unis.

Unis devant l'opposition

Mercredi, l'opposition vénézuélienne a réclamé la « vérité » sur l'état de santé du président.

Le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, et le vice-président Maduro ont accusé l'opposition de tenter d'ébranler la confiance de la population en lui laissant croire que le gouvernement ne transmettait pas toutes les informations sur la santé de M. Chavez.

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