Du sirop contre la toux aurait causé 33 morts au Pakistan

Un officiel pakistan montre le sirop contre la toux qui serait en cause dans la mort de 33 personnes Un officiel pakistan montre le sirop contre la toux qui serait en cause dans la mort de plusieurs personnes  Photo :  AFP/Arif Ali

Les autorités du Pakistan enquêtent sur des allégations à l'effet que du sirop pour la toux aurait causé la mort de 33 personnes au cours des trois derniers jours, a indiqué un responsable du gouvernement samedi.

Il s'agit de la deuxième fois au cours des derniers mois que l'on soupçonne un médicament de causer la mort.

Les décès ont eu lieu dans la province de Gujranwala à l'est du pays et dans des villages avoisinants, a précisé le responsable local Abdul Jabbar Shaheen, ajoutant que 54 autres personnes qui ont bu le sirop se faisaient aussi soigner dans des hôpitaux locaux. Il a expliqué que les autorités croyaient que les gens consommaient le sirop pour se droguer.

Des tests ont démontré que les corps des victimes contenaient de la dextrométhorphane, un dérivé synthétique de la morphine utilisé dans le sirop contre la toux qui peut altérer l'esprit seulement s'il est consommé en grandes quantités.

Les enquêteurs tentent de déterminer si les victimes ont trop bu de sirop ou s'il y avait un problème avec le sirop en tant que tel.

En novembre, 23 personnes sont mortes à Lahore après avoir bu du mauvais sirop contre la toux vendu sous la marque Tyno. Les victimes avaient également été décrites comme des gens qui consommaient le sirop pour se droguer.

M. Shaheen a indiqué que le sirop en question dans les décès de la région de Gujranwala n'était pas vendu sous un seul nom. Il a dit que certaines personnes dans cette ville fabriquaient du sirop spécifiquement pour le vendre aux toxicomanes et que les autorités tentaient de les arrêter.

Des responsables ont temporairement fermé une compagnie pharmaceutique basée à Lahore dont le sirop a été retrouvé chez certaines des personnes affectées à Gujranwala. Les autorités enquêtes afin de déterminer s'il existe un lien avec les décès.


Associated Press

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook