Italie : Monti n'est pas candidat, mais disponible pour diriger le pays

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Mario Monti, chef du gouvernement démissionnaire

Le chef du gouvernement italien démissionnaire, Mario Monti, a exclu dimanche de se présenter aux élections législatives de février. Mais il a déclaré qu'il était prêt à diriger le pays sur la base de son propre programme si le Parlement le lui demandait.

« Je suis prêt à assumer un jour, si les circonstances le veulent, les responsabilités qui me seraient confiées par le Parlement. » — Mario Monti

Mario Monti, sénateur à vie, a annoncé la publication prochaine sur Internet d'« un programme pour changer l'Italie et réformer l'Europe ». Une nouvelle loi anticorruption, un programme de libéralisations et une réforme de la loi électorale figurent parmi les principaux points de son programme.

Lors d'une conférence de presse, l'homme de 69 ans est revenu sur ses 400 jours à la tête du pays. Il en a profité pour charger son prédécesseur et rival Silvio Berlusconi.

« La crise financière a été vaincue », « sans aides européennes, et sans aide du FMI » comme beaucoup nous le suggéraient fortement, s'est-il félicité.

Sur un ton ironique, M. Monti a exprimé son « désarroi » face aux déclarations contradictoires de M. Berlusconi, qui a alterné ces derniers jours déclarations louangeuses et condamnation sur l'action de son gouvernement. « J'ai beaucoup de mal à suivre la linéarité de sa pensée », a lancé le chef du gouvernement sortant.

Il s'est également attaqué à la proposition de Silvio Berlusconi, qui veut supprimer l'impôt foncier sur la résidence, rétablie par le gouvernement Monti.

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