Le pape accorde le pardon à son majordome

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le pape et son ex-majordome dans la prison du Vatican

Le pape Benoît XVI a accordé samedi son pardon à Paolo Gabriele, son ancien majordome, condamné en octobre à 18 mois de prison pour avoir volé des documents secrets du Vatican.

Le souverain pontife s'est rendu en personne dans la cellule de son aide avec laquelle il s'est entretenu pendant une quinzaine de minutes.

Au terme de cette rencontre, l'homme de 46 ans a été libéré sur le champ. Il aura passé un total de 117 jours en détention.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, a expliqué le geste du pape comme « un acte très paternel du Saint-Père envers une personne avec laquelle il avait partagé pendant plusieurs années une proximité de vie ».

Ce geste rappelle l'entretien de Jean-Paul II avec son agresseur turc Mehmet Ali Agca à la prison romaine de Rebibbia en 1983, a noté le père Lombardi, parlant d'une conversation au « ton très personnel » entre le pape et son ancien majordome.

Dans un communiqué, le Vatican a fait comprendre que Paolo Gabriele serait banni du petit État : il ne « pourra ni reprendre son travail précédent ni continuer à résider au Vatican ». Mais le Saint-Siège « confiant dans la sincérité de ses regrets » l'aidera « à reprendre une vie sereine avec sa famille », dans une allusion à sa possible embauche par une congrégation de l'Église.

Ce pardon pontifical met fin à un chapitre embarrassant pour le Vatican. Paolo Gabriele avait subtilisé des documents et mis au grand jour des luttes de pouvoir sans merci au Vatican, mais aussi des faits de corruption présumés au plus haut niveau du Saint-Siège.

Le pape a aussi accordé sa grâce à Claudio Sciarpelletti, un informaticien du Vatican, qui avait été condamné le 10 novembre à deux mois de prison avec sursis pour avoir entravé l'enquête sur Paolo Gabriele.

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