La fin du calendrier maya célébrée en Amérique centrale

Le reportage de Jean-Michel Leprince

Entre 15 000 et 20 000 visiteurs sont attendus vendredi à Chichén Itzá, l'un des sites archéologiques les plus représentatifs de la culture maya, au sud-est du Mexique, pour célébrer le début d'une nouvelle ère du calendrier maya.

Plusieurs interprètent la fin du cycle de 5200 ans comme une prophétie de fin du monde.

L'Institut mexicain d'archéologie et d'histoire a toutefois prévenu que les calendriers maya et occidental ne sont pas nécessairement bien synchronisés et que la fin du cycle pourrait donc n'avoir lieu que le 23 décembre.

Une grande affluence est prévue sur d'autres sites mayas du Mexique, du Guatemala, du Salvador et du Honduras.

Dans les ruines de Tikal, au Guatemala, une cérémonie du feu pour recevoir les premiers rayons du soleil du nouveau cycle de 5200 ans s'est déroulée à l'aube, en présence des présidents du Guatemala, Otto Pérez, et du Costa Rica, Laura Chinchilla, de dizaines de prêtres mayas guatémaltèques et de quelques étrangers.

Au cours de la célébration, les prêtres ont prié pour l'unité, la paix, la fin de la discrimination et du racisme, et l'espoir que cette nouvelle ère constitue le début d'une « nouvelle aube ».

Les descendants des ethnies mayas représentent plus de 40 % des 14,3 millions de Guatémaltèques, mais vivent souvent misérablement. D'ailleurs, 200 d'entre eux ont protesté dans la nuit de jeudi à vendredi contre ces cérémonies, desquelles ils se disent exclus.

Les précisions des scientifiques

Un géologue du US Geological Survey, Bill Leith, a tenu à indiquer qu'il s'agissait d'une journée absolument banale en terme d'activité sismique, d'éruption solaire, de volcans ou du champ magnétique de la Terre.

La NASA a également démenti les théories apocalyptiques.

Vendredi matin, aucun signe avant-coureur d'une catastrophe n'était toutefois observable.

Le réseau social Imgur a mis en ligne des photos d'horloges de la région Asie-Pacifique affichant minuit accompagnées de messages indiquant que la fin du monde n'avait pas eu lieu.

Pour sa part, en réponse à des messages sur sa page Facebook, le Bureau du tourisme australien a tenu à rassurer les internautes en affirmant : « Oui, nous sommes vivants! ». Au début du mois de décembre, la première ministre australienne avait mimé une allocution officielle dans une vidéo pour une radio destinée aux jeunes. « Que le coup final soit porté par des zombies dévoreurs de chair humaine, de bêtes démoniaques de l'enfer ou par le triomphe de la K-pop la pop sud-coréenne), vous devez être persuadés d'une chose à mon sujet: je me battrai pour vous jusqu'à la toute fin », s'est-elle moquée.

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