Irlande du Nord, la police enquête sur les soldats du «Bloody Sunday»

Radio-Canada avec Associated Press
Un soldat britannique pousse un manifestant catholique à Londonderry le 30 janvier 1972. Un soldat britannique pousse un manifestant catholique à Londonderry le 30 janvier 1972.  Photo :  AFP/THOPSON

La police d'Irlande du Nord ouvre une enquête criminelle sur le massacre du dimanche 30 janvier 1972, surnommé Bloody Sunday, lorsque les soldats britanniques ont tiré sur 13 manifestants catholiques et pacifiques dans les rues de Londonderry.

Une officière de la police, Judith Gillespie a rencontré les proches des victimes jeudi pour leur annoncer la nouvelle. Elle a expliqué que 15 enquêteurs se consacreront, à temps plein, à la rencontre de témoins. Ils interrogeront ensuite les anciens soldats qui ont ouvert le feu.

Cette démarche policière survient à la suite des conclusions du rapport Saville, déposé en 2010. Mandatée par le premier ministre Tony Blair, l'enquête a duré 12 ans et coûté 195 millions de livres, ce qui en fait l'enquête la plus longue et la plus coûteuse de l'histoire britannique.

À partir des conclusions du rapport, le premier ministre David Cameron a présenté, l'été dernier, ses excuses aux familles et a décrit la tuerie comme « injustifiée » et « injustifiable ».

Ce dimanche 30 janvier 1972, les soldats britanniques ont ouvert le feu sur les participants d'une marche pour les droits de la personne. Les soldats ont tiré sur des manifestants catholiques et pacifiques. Outre les 13 morts, 14 personnes ont été blessées.

Aucune accusation n'a jamais été déposée relativement à cette affaire, ce qui a gonflé les appuis catholiques envers l'Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA).

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