RDC : 126 femmes violées, neuf soldats arrêtés

Des habitants de Goma fêtent le retour des soldats congolais dans la ville, le 3 décembre 2012. Des habitants de Goma fêtent le retour des soldats congolais dans la ville, le 3 décembre 2012.  Photo :  AFP/PHIL MOORE

Au moins 126 femmes ont été violées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) lorsque des soldats de l'armée congolaise ont fui l'avancée des rebelles du M23, en novembre.

Le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky, a indiqué qu'une enquête de la Mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), avait permis de confirmer au moins 126 viols et deux meurtres.

Neuf soldats des forces gouvernementales ont été arrêtés, deux pour viols et sept pour pillage.

M. Nesirky a précisé que les autorités militaires congolaises enquêtaient sur ces exactions avec le soutien de la MONUSCO, qui a informé le vice-premier ministre et le ministre congolais de la Défense de ces « résultats préliminaires ». Le porte-parole a souligné que l'ONU réviserait le soutien qu'elle fournit aux unités auxquelles appartiennent les soldats arrêtés.

Les exactions ont été commises entre le 20 et le 30 novembre dans la région de Minova, près de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, lorsque les rebelles du M23 ont pris la ville, après en avoir chassé les forces armées congolaises.

Les rebelles se sont retirés de Goma à la fin du mois de novembre, en réponse à la demande de cinq États de l'Afrique des Grands Lacs.

Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) estime que près de 400 femmes et filles auraient été victimes de violences sexuelles lors des récentes hostilités.

Les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent depuis des années les exactions commises contre les femmes en RDC, où on recense une moyenne de 14 viols par jour. Le tiers de ces viols sont commis dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

L'est de la RDC est le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis une vingtaine d'années, en raison de ses richesses minières et agricoles que dispute le gouvernement congolais à certains pays voisins, principalement le Rwanda et l'Ouganda. L'ONU accuse ces pays de soutenir le M23, ce que démentent les deux pays.

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