Obama soutient une loi pour l'interdiction des fusils d'assaut

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le président Barck Obama

La question des armes à feu semble connaître un coup d'accélérateur aux États-Unis.

Le président Barck Obama a indiqué par la voix du porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, qu'il soutient l'initiative de la sénatrice démocrate Diane Feinstein, qui compte proposer au Congrès de ressusciter une loi interdisant les fusils d'assaut semi-automatiques.

Cette loi était en vigueur de 1994 à 2004.

Après la tuerie de Newtown, M. Obama s'était engagé à prendre des mesures contre la violence par les armes.

La loi que la sénatrice veut rétablir a pour objectif de bannir la vente, le transfert, la fabrication et l'importation d'une centaine de modèles d'armes d'assaut, selon les précisions de la Maison-Blanche.

La loi fédérale votée durant la présidence de Bill Clinton, qui a expiré en 2004, n'a pas été renouvelée par le Congrès.

Le porte-parole de la Maison-Blanche a précisé que M. Obama allait aussi défendre toute tentative de bannir les chargeurs à grande capacité pouvant contenir des dizaines de munitions ainsi que la possibilité que des individus sans aucune licence puissent vendre des armes en privé.

La liste des armes interdites proposée par la sénatrice Feinstein inclurait les fusils et pistolets semi-automatiques et les chargeurs de plus de 10 balles.

Le texte exemptera aussi plus de 900 modèles utilisés pour la chasse ou le sport, ainsi que des armes antiques et manuelles.

Des proches des victimes de fusillade se rassemblent devant le Congrès

Des dizaines de familles de victimes de fusillades se sont rassemblées mardi devant le Congrès des États-Unis pour appeler les élus « à arrêter ce bain de sang ».

C'est une association qui milite pour le contrôle des armes, Brady Campaign to Prevent Gun Violence, qui a pris l'initiative de rassembler les familles de victimes des fusillades meurtrières de Virginia Tech, Aurora ou Columbine.

Les familles des victimes ont présenté à la presse une lettre d'opinion à la Maison-Blanche et aux élus demandant une action rapide.

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