Tuerie au Connecticut : le tireur est entré de force dans l'école

Lili Boisvert
Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters
De Newtown, Yvan Côté fait le point sur la tuerie.

Le tireur de Newtown est entré par effraction dans l'école où il a commis son massacre, ont annoncé les autorités policières de l'État du Connecticut, samedi matin.

« Personne ne lui a volontairement ouvert la porte, il s'est introduit par la force », a précisé le chef de la police de l'État du Connecticut, Paul Vance.

Plus tôt, des informations avaient circulé voulant que la directrice de l'école lui ait ouvert la porte, en déverrouillant le système de sécurité de l'établissement.

Des policiers montent la garde devant l'entrée de la rue qui mène à l'école Sandy Hook. Des policiers montent la garde devant l'entrée de la rue qui mène à l'école Sandy Hook.  Photo :  AFP/SPENCER PLATT

Le cadavre de la mère du tueur a été découvert sur une autre scène de crime à Newtown.

Les policiers disent avoir trouvé « de très bonnes preuves » pouvant expliquer les motifs du tueur, sans toutefois en révéler la teneur.

La police poursuit toujours son enquête pour tenter de reconstituer les faits. La liste des victimes a été publiée et les autopsies sont presque terminées.

Les policiers ont travaillé toute la nuit et au matin, samedi, tous les corps avaient été retirés de l'école. Une fillette de 6 ans qui a grandi à Winnipeg est au nombre des victimes.

Comme la veille, le chef de la police de l'État du Connecticut a demandé aux médias de respecter l'intimité des familles des victimes - ce qu'elles réclament elles-mêmes. Un policier a d'ailleurs été assigné à chaque famille pour répondre à leurs demandes et à leurs questions, a précisé le chef de police.

Une ligne téléphonique d'intervention a aussi été mise à la disposition des résidents de Newtown qui ont besoin de soutien.

Les événements tragiques de vendredi

Vers 9 h 30, vendredi, un homme de 20 ans identifié par les médias comme étant Adam Lanza, a fait irruption dans l'école et a fait feu sur des élèves et des membres du personnel. Il se serait ensuite enlevé la vie, puisqu'il a été trouvé mort et que les policiers ont affirmé ne pas avoir ouvert le feu.

Il aurait eu trois armes à feu en sa possession.

« On leur a dit que c'était un exercice »

Mary Ann Jacob Mary Ann Jacob  Photo :  AFP/Robert MacPherson

Une employée de la bibliothèque de l'école, Mary Ann Jacob, a donné sa version des événements aux médias samedi. Elle a expliqué que le tireur s'est introduit dans l'établissement par la porte d'entrée, qu'il a passé devant une première classe, puis qu'il est entré dans les deux classes suivantes où il a ouvert le feu. Ces classes sont situées juste à côté de la bibliothèque.

Les bibliothécaires, entendant les coups de feu, ont dit aux élèves présents dans le local de se cacher derrière des étagères.

« On leur a dit que c'était un exercice », a expliqué Mme Jacob. Les employés de la bibliothèque ont ensuite remarqué que la porte du local n'était pas verrouillée et ils ont alors enfermé les enfants dans une remise qu'ils ont barricadée avec des étagères en fer.

Pendant ce temps, la directrice de l'école et la psychologue ont été tuées dans le corridor lorsqu'ils ont confronté le tireur, rapportent les médias américains, alors que le vice-directeur a été blessé lors de la fusillade. Une enseignante de première année aurait aussi été tuée.

À la bibliothèque, après avoir hésité un moment à ouvrir la porte aux policiers, les enfants et les employés ont finalement été évacués, plus d'une heure après les premiers tirs.

Des survivants ont commencé à raconter leur expérience, souvent difficile à entendre. Un enfant a expliqué s'être caché dans un placard du gymnase jusqu'à ce qu'un policier l'évacue vers la caserne de pompiers, devenu le point de ralliement des enfants rescapés et des parents inquiets.

Une enseignante a quant à elle dit s'être enfermée dans la classe avec ses enfants en leur demandant de ne pas faire de bruit.

Des élèves et des membres du personnel ont raconté avoir entendu des dizaines de coups de feu.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook