Le monde arabe en mutation

Référendum en Égypte : fin du premier jour de vote

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Vote massif: le compte-rendu de Ginette Lamarche

En Égypte, les électeurs se sont rendus, samedi, dans les bureaux de scrutin des dix régions administratives du pays pour se prononcer sur le projet de Constitution.

Dans la journée, l'opposition a dénoncé des fraudes et la tension est montée dans la soirée avec une attaque contre les bureaux du journal du parti d'opposition Wafd samedi au Caire.

Parmi les électeurs appelés aux urnes se trouvaient ceux de la capitale et d'Alexandrie, ainsi que ceux de la région du Sinaï. Leurs compatriotes des 17 autres gouvernorats - territoire administré par un gouverneur - se prononceront le 22 décembre.

Le président Mohamed Morsi fait partie des premières personnes à s'être rendues dans un bureau de vote.

La période de vote a été prolongée de quatre heures, en raison des longues files d'attente et des nombreux délais dans les bureaux de scrutin.

Le projet de Constitution est très controversé et divise le pays, c'est pourquoi les autorités ont décidé de scinder le vote en deux journées. Plusieurs magistrats, eux-mêmes opposés au référendum, ont annoncé leur intention de boycotter le scrutin alors qu'ils étaient chargés de surveiller le vote.

De plus, l'armée a sorti l'artillerie lourde pour empêcher les débordements. Environ 120 000 soldats et 6000 blindés ont été déployés dans le pays.

Des manifestations ont dégénéré vendredi à Alexandrie et ont fait 15 blessés. Des rassemblements ont aussi eu lieu au Caire.

Issue improbable

Les partisans du président Morsi appellent la population à donner son accord au texte. Ils affirment que la Constitution ouvrira enfin la voie à une démocratie durable, après des mois d'instabilités depuis la chute de régime de Hosni Moubarak, en février 2011.

Le président Morsi, issu du parti islamiste les Frères musulmans, assure que des élections législatives seront organisées dans le courant de l'année 2013 afin de former un nouveau Parlement.

Les opposants toutefois suggèrent aux 51 millions d'électeurs égyptiens de refuser le projet. Selon eux, l'assemblée constituante chargée de rédiger le projet de Constitution était dominée par les islamistes qui tentent d'imposer des principes religieux sans offrir de garanties de liberté.

Les résultats officiels ne seront connus que lorsque le scrutin sera complété, après le 22 décembre.

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