Encore des crimes contre l'humanité au Darfour, selon la CPI

Des réfugiés soudanais au Tchad Des réfugiés soudanais au Tchad  Photo :  AFP/Philippe Hughen

La procureure en chef de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré jeudi que les dirigeants soudanais pourraient faire face à de nouvelles accusations de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide au Darfour.

La procureure Fatou Bensouda a déclaré au Conseil de sécurité de l'ONU que des crimes continuaient d'être commis en vertu de « l'objectif avoué du gouvernement de mettre fin à la rébellion au Darfour ».

Elle a indiqué que les incidents qui faisaient l'objet d'enquêtes comprenaient des attaques à la bombe et des bombardements, des entraves à la distribution de l'aide humanitaire et « des attaques directes contre les populations civiles ».

Plus de 300 000 personnes ont été tuées dans le conflit au Darfour depuis que les rebelles ont pris les armes contre le gouvernement central, il y a près de 10 ans, en l'accusant de discrimination et de négligence. Les violences se sont largement apaisées, mais des incidents sporadiques continuent de se produire.

Dossiers déjà en cours

Le président soudanais, Omar El-Béchir, et plusieurs autres dirigeants du pays font déjà face à des mandats d'arrestation de la CPI. M. El-Béchir, dont le pays n'est pas membre de la CPI, a voyagé dans plusieurs pays depuis sa mise en accusation en 2009, puis en 2010, pour des crimes qui comprennent le génocide et l'extermination au Darfour.

Les ambassadeurs du Conseil de sécurité ont appelé à des efforts renouvelés pour arrêter Omar El-Béchir et le traduire devant la justice internationale avec ses hommes de main.


Associated Press

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