Merkel juge que la dette grecque pourrait être partiellement effacée

Radio-Canada avec Associated Press et Reuters
Angela Merkel, chancelière allemande. Angela Merkel, chancelière allemande.  Photo :  AFP/JOHANNES EISELE

La chancelière allemande Angela Merkel revient sur ses positions et se dit prête à considérer l'effacement d'une partie de la dette grecque.

Cela serait conditionnel à ce que la situation économique du pays s'améliore suffisamment, de sorte que la Grèce puisse « gérer ses recettes, sans contracter de nouvelles dettes ». La chancelière allemande ne prévoit pas cette situation avant 2014-2015 « si tout se passe comme prévu ».

Jusqu'à maintenant, le gouvernement Merkel avait complètement écarté la possibilité d'effacer la dette grecque. L'Allemagne estimait qu'il revenait plutôt à Athènes de mettre en place des mesures d'austérité et des réformes structurelles en échange de l'aide internationale.

De leur côté, plusieurs économistes et le Fonds monétaire international estimaient déjà que les pays de la zone euro devaient effacer une partie de cette dette pour trouver une solution à long terme à la crise grecque.

Les ministres des Finances de la zone euro doivent se retrouver lundi à Bruxelles pour convenir des modalités de rachat d'obligations de la Grèce. Ils doivent également discuter de la situation de Chypre, également en difficulté.

Le rachat des obligations grecques représente un important volet du plan de réduction de la dette du pays. Ce plan sur lequel se sont entendus les créanciers internationaux du pays prévoit de ramener l'endettement d'Athènes à 124 % du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020, alors que l'endettement d'Athènes devrait s'élever à 190 % du PIB en 2013.

Les ministres de la zone euro espèrent que la Grèce pourra racheter au moins 51,6 milliards de dollars canadiens de ses obligations actuellement détenues par des investisseurs privés. Le prix proposé par Athènes ne devra toutefois pas excéder le cours de clôture du 23 novembre.

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