France : Copé proclamé chef de l'UMP, Fillon s'adresse à la justice

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Le Monde
François Fillon et Jean-François Copé François Fillon et Jean-François Copé  Photo :  AFP/Montage AFP

La proclamation de la victoire de Jean-François Copé n'a pas mis pour autant un terme à la crise du plus important parti de la droite français, l'UMP (Union pour un mouvement populaire).

Après moult péripéties, la commission des recours de l'UMP a proclamé lundi la victoire de François Copé à la présidence du parti aux dépens de François Fillon.

D'après les résultats de la commission, M. Copé a une avance de 955 voix sur M. Fillon, qui refuse d'accepter le verdict de cette instance acquise, selon lui, à son rival.

L'équipe de M. Fillon a qualifié d'« illégale » la décision de la commission, estimant que « Jean-François Copé se fait proclamer président par un coup de force ».

L'ex-premier ministre a l'intention de saisir la justice « pour rétablir la vérité sur les résultats » du scrutin controversé.

Pour sa part, Jean-François Copé a appelé « à choisir le pardon plutôt que la division ».

Échec de la médiation

Avant la saisine de la commission de recours, le cofondateur du parti, Alain Juppé, avait tenté une médiation. Las de ne pas avoir pu convaincre les deux camps d'accepter ses propositions, il a jeté l'éponge dimanche à la mi-journée.

Après l'annonce des résultats par la commission des recours, M. Juppé a déclaré que « rien n'est réglé en fait ».

Même l'ex-président Nicolas Sarkozy, que certains soupçonnent de profiter de cette crise pour surgir comme un recours en dernier lieu, n'a pas pu mettre fin à la crise.

Il a rencontré lundi Jean-François Fillon, qui a été cinq ans son premier ministre, et a téléphoné à Jean-François Copé.

Conséquence de cette crise : le risque d'éclatement du groupe parlementaire de l'UMP.

Mardi, les députés « fillonistes » doivent se rencontrer mardi pour discuter de l'avenir du groupe au sein de l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, plusieurs figures du parti, comme Nathalie Kosciusko-Morizet ou Claude Guéant, réclament l'organisation d'un nouveau vote des militants.

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