Des ONG redoutent un désastre humanitaire dans la bande de Gaza

Les pompiers palestiniens tentent de maîtriser un incendie qui a pris naissance après un raid israélien dans la ville de Gaza le 20 novembre 2012. Les pompiers palestiniens tentent de maîtriser un incendie qui a pris naissance après un raid israélien dans la ville de Gaza le 20 novembre 2012.  Photo :  AFP/MAJDI FATHI

Près d'une quarantaine d'organisations humanitaires et de développement ont averti lundi qu'un « désastre humanitaire » se produirait dans la bande de Gaza si les combats entre le Hamas et Israël se poursuivaient.

Ces organisations, membres l'Association of International Development Agencies (AIDA), appellent « les dirigeants mondiaux à agir de toute urgence pour faire appliquer un cessez-le-feu, protéger les vies et les infrastructures civiles, et prévenir un autre désastre humanitaire à Gaza qui résulterait d'un affrontement militaire prolongé ».

Selon le communiqué de ces organisations, « la communauté internationale doit immédiatement faire pression sur le gouvernement israélien pour laisser ouverts les postes frontaliers de Gaza et permettre l'entrée de l'aide humanitaire de première nécessité ».

« La communauté internationale ne peut continuer à rester les bras croisés tandis que le nombre de victimes civiles à Gaza et en Israël continue à augmenter », a déclaré Nishant Pandey, un responsable de l'organisation Oxfam.

Selon lui, « le conflit actuel menace de perpétuer et d'aggraver l'impact humanitaire de cinq ans de blocus israélien et de l'opération militaire israélienne Plomb durci de 2008-2009 sur les civils palestiniens de Gaza ».

« Cela ne peut qu'accroître le désespoir de la population, créer plus d'insécurité et mettre en péril la possibilité d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. » — Nishant Pandey, responsable chez Oxfam

Les organisations ont lancé leur appel au moment où leurs partenaires du domaine de la santé dans la bande de Gaza se disent bientôt à court de médicaments et de matériel médical de première nécessité.

Le communiqué des organisations rappelle que 1,6 million de Palestiniens, dont près de la moitié sont des enfants, vivent toujours sous le blocus israélien dans la bande Gaza. « Le coût humain d'une nouvelle confrontation militaire serait trop élevé, les habitants de Gaza n'ont pas les moyens de reconstruire une nouvelle fois leur vie », a souligné David White, un responsable de CARE.

Israël a rouvert dimanche le poste-frontière de Kerem Shalom, le seul point d'entrée à Gaza pour les marchandises, pour laisser entrer 124 camions, soit en moyenne 30 % du nombre de passages journaliers avant le blocus, ont précisé les organisations.

Parmi les organisations signataires de l'appel figurent Action contre la faim, CARE International, Handicap International, Médecins du monde, Oxfam, Save the Children et le Secours islamique de France.


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