Le Congrès amorce ses audiences sur l'attaque de Benghazi

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Le patron intérimaire de la CIA, Michael Morrell, lors de son arrivée au Congrès Le patron intérimaire de la CIA, Michael Morrell, lors de son arrivée au Congrès  Photo :  AFP/ALEX WONG

Deux commissions du Congrès chargées de faire la lumière sur l'attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, ont commencé leurs travaux, alors que le président Obama et les républicains se livrent un bras de fer sur cette question.

Les audiences, amorcées jeudi, se déroulent à huis clos.

Les membres de la commission du renseignement de la Chambre des représentants et celle du Sénat veulent comprendre pourquoi l'ambassadeur Christopher Stevens et trois autres Américains ont été tués lors d'un assaut donné par des dizaines de miliciens islamistes, le 11 septembre dernier.

Au premier jour des travaux consacrés à cette attaque, ils ont notamment entendu le directeur par intérim de la centrale du renseignement (CIA), Michael Morrell, appelé à remplacer David Petraeus, qui a démissionné vendredi dernier après la révélation d'une relation extraconjugale.

D'autres hauts responsables du renseignement et du département d'État étaient, eux aussi, appelés à donner leur version des faits.

Selon le réseau CNN, les élus ont notamment visionné une vidéo filmée pendant l'attaque de l'intérieur du consulat.

David Petraeus David Petraeus

Le général Petraeus, dont le témoignage est fort attendu, comparaîtra pour sa part vendredi.

Les républicains accusent l'administration Obama d'avoir mal géré la menace terroriste à Benghazi, mais l'affaire Petraeus a nourri leurs salves. Vu les responsabilités qu'il occupait, le camp républicain voit dans ce scandale une menace à la sécurité nationale.

Des républicains s'en sont également pris à l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Susan Rice, qui avait initialement déclaré que l'attaque de Benghazi n'était « pas forcément un attentat terroriste », mais qu'elle résultait plutôt d'une « manifestation spontanée ayant dégénéré ».

De nombreux élus du Parti républicain ont d'ailleurs exprimé leur opposition à l'éventuelle nomination de la diplomate, pressentie pour succéder à Hillary Clinton à la tête du département d'État.

Mercredi, le président Obama s'est porté à sa défense.

Hillary Clinton témoignera devant une autre commission

La commission de la Chambre des représentants sur les affaires étrangères tient elle aussi des audiences, qui sont cependant publiques. Jeudi, elle a pour sa part entendu des experts.

La présidente de la commission a par ailleurs indiqué que la secrétaire d'État, Hillary Clinton, viendrait témoigner lorsque son département aurait terminé son rapport sur l'attaque, prévu en décembre.

Les élus souhaitent l'interroger pour savoir quelles mesures de sécurité le département d'État avait prises pour protéger les installations diplomatiques de Benghazi.

En octobre dernier, la chef de la diplomatie américaine a déclaré qu'elle assumait la responsabilité de la gestion de l'attaque.

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

Facebook