Une enquête exigée sur la mort d'un blogueur iranien

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une manifestation à Montréal À Montréal, une manifestation a eu lieu samedi pour demander à l'Iran de faire la lumière sur la mort du blogueur.  Photo :  René Saint-Louis

Choqués par le décès d'un blogueur iranien en prison, de nombreux acteurs de communauté internationale réclament une enquête sur cette affaire.

Le blogueur et militant Sattar Behechti avait été arrêté par les autorités iraniennes le 28 octobre dernier. Selon les informations de plusieurs organisations des droits de la personne, il aurait ensuite été torturé, puis tué dans le centre de détention de Kahrizak, en banlieue de Téhéran.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont joint leur voix, samedi, à celle de plusieurs ONG pour réclamer une enquête. « Behechti a été arrêté pour le seul crime d'avoir exprimé ses opinions politiques sur Internet », a fustigé dans un communiqué la porte-parole du département d'État, Victoria Nuland.

Le blogueur de 35 ans émettait depuis plusieurs années des opinions contre le régime iranien.

Des manifestations ont été organisées samedi dans plusieurs villes du monde, dont New York et Paris, pour demander au gouvernement iranien de faire la lumière sur cette affaire.

À Montréal, une trentaine de manifestants se sont réunis au square Phillips, au centre-ville. Des militants de Québec solidaire étaient du nombre pour dénoncer les conditions de détention de nombreux prisonniers de conscience en Iran dont la vie est en danger, selon eux. Le député de Mercier, Amir Khadir, compare d'ailleurs les circonstances de la mort de Sattar Behechti au cas de la photographe québécoise d'origine iranienne Zahra Kazemi, morte en Iran en 2003.

Selon Elaheh Machouf, de l'Association des femmes iraniennes de Montréal, la situation s'est aggravée au cours des dernières années pour les prisonniers politiques en Iran. « Maintenant, il y a aussi des gens qui faisaient partie du gouvernement, des réformistes, qui sont derrière les barreaux », souligne-t-elle, ajoutant que beaucoup de journalistes et d'avocats sont également emprisonnés.

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