Nucléaire iranien : Nétanyahou demande à Obama de tracer une ligne rouge

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Benyamin Netanyahou, premier ministre d'Israël Benyamin Nétanyahou, premier ministre d'Israël  Photo :  AFP/BAZ RATNER

Les États-Unis doivent rapidement imposer à la République islamique d'Iran une « ligne rouge » à ne pas franchir, a déclaré dimanche le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, lors d'entrevues sur les chaînes américaines CNN et MSNBC.

À quelques semaines de l'élection présidentielle américaine, Benyamin Nétanyahou accroît la pression sur le président américain Barack Obama, expliquant que « d'ici environ six mois », l'Iran aura accompli « 90 % du chemin » lui permettant de disposer de suffisamment d'uranium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire.

Le gouvernement israélien et l'administration Obama ont fait étalage ces derniers jours de leurs différends sur le dossier du nucléaire iranien. Tandis que Washington privilégie la diplomatie et les sanctions contre Téhéran, l'État hébreu répète qu'il est nécessaire de fixer une limite « que l'Iran sait ne pouvoir franchir sans en subir les conséquences ».

Les puissances occidentales et Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie catégoriquement.

« Je pense que des limites claires doivent être imposées aux avancées de l'Iran vers l'arme nucléaire, et ce n'est pas un sujet sur lequel j'ai l'intention de me taire. » — Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien

« Il n'y avait pas de ligne rouge pour Saddam Hussein à la veille de la guerre du Golfe quand il a envahi le Koweït » en août 1990 et cette guerre « aurait peut-être pu être évitée », a ajouté Benyamin Nétanyahou.

Interrogé à savoir si le candidat républicain Mitt Romney aurait une position qui convient davantage à Israël que celle de Barack Obama, Benyamin Nétanyahou a dit ne pas vouloir s'immiscer dans la campagne présidentielle américaine, soutenant que ses déclarations sont liées au calendrier nucléaire iranien et non au calendrier présidentiel américain.

En Israël, plusieurs journaux soutiennent néanmoins que les interventions de Benyamin Nétanyahou pourraient nuire à l'État hébreu si Barack Obama remporte l'élection du 6 novembre.

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