Mères porteuses, familles heureuses



Au Québec ou en France, le recours aux mères porteuses est, à toutes fins utiles, impossible. La gestation par autrui est considérée comme une forme d'exploitation du corps des femmes. À l'autre bout du spectre, un lucratif marché de la gestation existe en Californie, où des agences fournissent des mères porteuses sur catalogue, à prix fort. En Inde, de véritables usines de mères porteuses reçoivent même des embryons par Fedex, en provenance des pays développés.

Entre ces deux extrêmes, il existe une version soft du recours à une mère porteuse. Au Canada anglophone et en Grande-Bretagne, la gestation par autrui est permise, mais encadrée de façon très rigide. On parle de compensation plutôt que de salaire, bien qu'il existe une zone grise. Les mères porteuses ne sont pas des pondeuses anonymes, mais ont une relation directe avec le couple de futurs parents.

Nous suivrons un couple de Français venus en Ontario pour obtenir un enfant via une gestatrice. Ils racontent comment ils ont appris à établir une relation solide avec leur « nounou ».Tout le monde était présent lors de l'accouchement. Aurore et Arnaud ont décidé depuis longtemps qu'Anne-Marie, leur mère de substitution, allait rester dans leur vie et dans celle du petit Léo.

En Grande-Bretagne, nous rencontrons Carol O'Reilly, cofondatrice d'une organisation de mères porteuses sans but lucratif : elle a eu trois enfants pour elle-même et en a porté cinq autres, en plus de donner ses ovules à une autre mère porteuse. Elle garde le contact avec toute cette progéniture.

Nous terminons le reportage au Québec, pour nous demander si cette forme de gestation par autrui y est possible.

Écoutez le reportage diffusé à l'émission Désautels le 4 avril

Correspondants à l'étranger

Tous les correspondants

info en continu

Facebook