L'audience sur l'extradition de Julian Assange reportée

Radio-Canada avec Agence France-Presse et Reuters
Julian Assange après avoir été libéré sous caution. Julian Assange après avoir été libéré sous caution en décembre dernier.  Photo :  AFP/Leon Neal

Un tribunal londonien a requis un délai supplémentaire pour décider si le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, sera extradé vers la Suède, où il est accusé d'agressions sexuelles. Après avoir entendu pendant trois jours les deux parties, le juge a ajourné l'audience au 24 février l'audience.

Le parquet suédois veut entendre le fondateur de WikiLeaks sur des accusations de viol portées à son endroit par deux jeunes femmes. Plus tôt cette semaine, le premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, a jugé « regrettable que les droits des femmes et leurs points de vue soient aussi peu pris en compte » par les avocats de Julian Assange.

Le juge britannique est resté sourd aux arguments de ces derniers, qui réclamaient un ajournement de l'audience. Ils soutenaient que les propos du premier ministre suédois avaient « créé [en Suède] une atmosphère toxique » qui étaient nuisible à leur client. Julian Assange est devenu « l'ennemi numéro 1 » en Suède, ont-ils soutenu.

Les avocats de la défense a en outre tenté de démontrer l'invalidité du mandat d'arrêt, plaidant notamment que les faits reprochés à leur client n'étaient pas des délits en regard à la loi britannique. La définition du viol est en effet beaucoup plus vaste en Suède que dans d'autres pays.

La bataille judiciaire promet d'être longue, car les deux parties disposent de plusieurs possibilités d'appels.

Les autorités suédoises ont lancé leur mandat d'arrêt contre Assange à la fin de l'année dernière. Il a été arrêté à Londres au début décembre, avant d'être libéré sous caution. Julian Assange a toujours nié formellement les accusations dont il fait l'objet.

Selon ses avocats, il pourrait, s'il est extradé vers la Suède, être ensuite extradé vers les États-Unis où il risque selon eux la peine de mort pour divulgation de secrets d'État.

Ses partisans croient qu'il est victime d'une machination visant à discréditer son travail. WikiLeaks a publié des milliers de documents secrets issus de la diplomatie américaine.

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