Un convoi de l'ONU attaqué

Radio-Canada avec Agence France-Presse
haiti-aide-alimentaire-distributihaiti-aide-alimentaire Depuis un peu plus d'un mois, le PAM a distribué des rations alimentaires à près de 4 millions d'Haïtiens.

Un convoi d'aide du Programme alimentaire mondial (PAM) a été attaqué lundi, dans la localité de Limbé, dans le nord du pays, ont indiqué les policiers.

Plusieurs centaines de personnes bloquent un convoi d'aide du Programme alimentaire mondial des Nations unies à Limbé, dans le nord du pays.

La scène est survenue à la sortie de la ville, où des Haïtiens avaient érigé des barricades pour bloquer son passage afin de s'emparer des produits à bord du véhicule, a précisé un commissaire de police interviewé par l'Agence France presse.

Le convoi a été attaqué par plusieurs centaines de personnes qui lançaient des pierres en direction des véhicules en réclamant de l'aide, a précisé un témoin sur place.

Un policier a indiqué que des Casques bleus ont accepté de distribuer des caisses de lait. La police nationale a été dépêchée sur les lieux. Il n'y a eu aucune victime et aucune arrestation.

Depuis le séisme du 12 janvier, le PAM a distribué des rations alimentaires à près de 4 millions d'Haïtiens, selon un rapport de l'organisation. Plus de 910 000 personnes reçoivent de l'eau dans environ 300 sites de campement de Port-au-Prince, Léogane et Jacmel, ajoute le PAM.

Les policiers montrés du doigt

Des sinistrés qui ont trouvé refuge sur le terrain du bureau du premier ministre Jean-Max Bellerive ont par ailleurs accusé la police de bloquer l'aide alimentaire. Certains résidents du camp affirment que les policiers entendent ainsi les contraindre à déménager, mais d'autres les accusent carrément de détourner l'aide pour leur propre bénéfice. La police a nié ces allégations.

Plusieurs résidents ont en outre soutenu que les policiers avaient battu une femme du camp. Âgée de 22 ans, la femme en question a dit avoir été brutalisée par quatre agents qui l'auraient frappée avec leurs armes.

Un policier interviewé par l'AFP a plutôt affirmé qu'elle avait tenté de pénétrer dans la cour située près du bureau du premier ministre, alors que celui-ci était en chemin. Selon lui, elle voulait se laver et était habillée de façon « indécente ». La femme a giflé le collègue qui tentait de l'arrêter, a-t-il assuré. Les policiers l'ont alors maîtrisée, a-t-il dit, refusant toutefois de dire par quels moyens.

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